Plebiscit au Salon des Maires de Paris !

Vous participez au Congrès des Maires ? Entre deux ateliers, passez-nous voir sur le Salon, stand E50, pavillon 3 !

Compléter votre formation d’élu, gérer votre fin de mandat, anticiper les prochaines campagnes en découvrant notre outil PREVIOO et nos différents accompagnements, ou simplement faire connaissance ?

Nos consultantes et consultants seront heureux de vous recevoir sur notre stand les :

– Mardi 20 novembre, de 9h à 19h,
– Mercredi 21 novembre, de 9h à 19h,
– Jeudi 22 novembre, de 9h à 18h.

Voir notre fiche exposant

Plus d’infos sur le site du Salon 

Publié le Catégories Nouveautés Plebiscit

Le porte-à-porte : l’indispensable outil du candidat et de l’élu !

En 1977, 42% des Français estimaient que les hommes politiques se préoccupent « très peu ou pratiquement pas » de ce que pensent les Français.  En janvier 2013, nouveau sondage et cette proportion passe à 85%. Et aujourd’hui, les chiffres de la participation aux scrutins de 2017, qui peinent dans certaines circonscriptions, à atteindre les 20%, parlent d’eux-mêmes !

Cette crise de confiance, nous pensons chez Plebiscit que la présence des élus sur le terrain, au plus proche du quotidien des Français, est cruciale pour la résorber. En cela, le porte-à-porte est un outil indispensable qui ne doit pas être cantonné à la seule période de campagne officielle pour porter ses fruits.

L’on entend parfois dans certaines équipes de campagne que les moyens de communication modernes (mailing, SMS, etc.) permettent de démultiplier le message politique, de toucher des milliers de personnes en quelques secondes… Certes, mais en termes d’efficacité, le compte n’est pas bon ! Par exemple, si le porte-à-porte permet de gagner une voix pour 14 entretiens, le phoning permet quant à lui de gagner une voix pour 38 appels téléphoniques personnalisés passés !

Comment vous organiser ?

Ce qui va orienter votre choix stratégique et aussi, votre organisation, c’est le résultat de votre analyse électorale. Elle vous permettra de savoir par quel quartier ou bureau de vote commencer ou finir, mais aussi à quelle heure et quel jour de la semaine y passer en fonction du type de quartier (commerçant, résidentiel, …).

Une fois que vous avez tous ces paramètres en tête, organisez votre programme de visites : par quel quartier allez-vous commencer ? Combien de fois allez-vous vous rendre dans chaque quartier ? Avec quels objectifs (prise de contact, questionnaire pour récolter des informations, présentation du candidat et de son projet, mobilisation pour le vote, ….) ?

Et constituez vos équipes de porte-à-porteurs en binômes en diversifiant les profils : homme et femme, jeune et plus âgé, novice et expérimenté …. Préparez ensuite les trames d’entretien et réunissez vos militants avant de commencer la session de porte-à-porte : expliquez clairement l’objectif de la session, rappelez les grandes lignes du storytelling, distribuez les documents à remettre (carte de passage, programme) et les « signes distinctifs » aux couleurs de votre campagne.

Passez rapidement à l’action !

Du porte-à-porte en campagne électorale, c’est bien. En amont, c’est encore mieux !

D’abord car peu de vos adversaires y pensent et cela vous donne un avantage comparatif, en particulier pour les candidats novices qui ont intérêt à commencer le plus tôt possible.

Ensuite, cela vous permet de revoir plusieurs fois les électeurs, élément-clé de l’efficacité de cet outil. Par exemple, dès maintenant pour les informer des modalités d’inscription sur les listes électorales s’ils ne le sont pas encore ; puis dans quelques mois pour recueillir leur avis sur le bilan de la collectivité ; au moment où la campagne se lance, vous vous concentrerez sur le mot d’ordre « votez et faire voter ».

Enfin, un dernier conseil : dans 60% des cas, les portes ne s’ouvriront pas. Ce n’est pas pour autant du temps perdu ! Vos équipes doivent tout de même rapporter les informations entendues. Par exemple, elles notent un lampadaire défectueux, ou un voisin leur précisent à quelle heure vous pourrez trouver Monsieur et Madame Untel chez eux, etc. Ces informations doivent être centralisées et traitées par un responsable au sein de votre équipe pour pouvoir être réutilisées ultérieurement.

Envie d’en savoir plus ? Besoin d’aide pour organiser votre équipe ? Contactez-nous !

 

Publié le Catégories Constats de campagne, Départementales, Européennes, Législatives, Municipales, Porte à porte

Elections municipales : qui peut rejoindre votre liste ?

Plus qu’un an avant le lancement de la campagne officielle pour les élections municipales : il est grand temps de vous pencher sur la constitution de votre liste ! Vous avez déjà repéré plusieurs profils intéressants ? C’est parfait ! Mais savez-vous s’ils respectent les critères juridiques pour pouvoir valablement vous rejoindre ?

L’éligibilité

Pour être éligible, il faut d’abord être électeur (article L44 du Code électoral). Et pour avoir la qualité d’électeurs aux élections municipales, l’article 228 du Code électoral précise qu’il faut : être Français ou être ressortissant d’un pays de l’UE ; avoir 18  ans révolus ; et justifier d’une attache avec la commune.

L’inéligibilité

L’inéligibilité peut tenir à la personne (décision de justice prise à titre de sanction par exemple) ou à la fonction. Dans ce dernier cas, l’objectif est de ne pas laisser un candidat se présenter si, dans le cadre de ses fonctions, il pourrait influencer les électeurs. C’est le cas par exemple des préfets et sous-préfets, des magistrats, mais aussi des DGS, DGA, directeurs de cabinets des Conseils départemental, régional, communautaire ou d’agglo, etc.

L’incompatibilité

L’incompatibilité n’interdit pas la candidature mais s’oppose à la conservation simultanée du mandat et de la fonction mettant l’élu en situation d’incompatibilité. Concrètement : vous pouvez accueillir une personne en situation d’incompatibilité sur votre liste, mais cette personne devra choisir entre son emploi et son mandat si elle est élue. C’est le cas par exemple des militaires de carrière, de certains fonctionnaires de police (postes de commandement et d’encadrement), des salariés du CCAS ou du CIAS etc.

Et la famille alors ?

Rien ne vous interdit de proposer à votre conjoint de rejoindre votre liste ! Les seules obligations juridiques concernent les communes de plus de 500 habitants, dans lesquelles le nombre d’ascendants et descendants en ligne directe (père, mère, grand-père, grand-mère, enfants, petits-enfants ou arrière-petits-enfants, frères et sœurs) qui peuvent être simultanément membres du même conseil municipal est limité à deux (art. L. 238 du Code électoral).

Concrètement, comment procéder ?

Déterminez combien de noms vous devrez présenter (notez que dans les communes de plus de 1 0000 habitants, vous pouvez ajouter 2 noms de plus que de sièges à pourvoir) et rencontrez le maximum de personnes ! Car au-delà du seul cadre juridique, vous devrez également vérifier que les personnalités que vous invitez à vous rejoindre sont complémentaires et représenter au final toute la diversité de votre commune et/ou de votre intercommunalité.

Sachez ensuite que lorsque vous déposerez votre liste, les services de l’Etat vérifieront l’éligibilité et la compatibilité de chacun des membres de votre équipe. En cas de problème, ils vous le signifieront, charge à vous de rectifier votre composition… d’où l’importance de ne pas attendre le dernier moment pour la déposer !

Besoin de conseils personnalisés ? Contactez-nous !

Publié le Catégories Astuces de campagne, Municipales

Storytelling : le conte de faits

Utilisé en marketing mais pas seulement, le storytelling présente pour la communication politique plusieurs atouts qui vont de l’efficacité de la diffusion du message au renforcement de la notoriété de l’élu(e) ou du candidat, en passant par son positionnement sur la scène politique. Dans les grandes lignes, comment le réalise-t-on ?

Un storytelling, pour quoi faire ?

Un sondage récent montre que la personnalité, l’histoire du candidat ou de l’élu, vont jouer un rôle important pour les prochaines municipales. Il est donc important d’en travailler la présentation et de faire en sorte que vos collaborateurs, vos militants et sympathisants, puissent vous présenter dans les mêmes termes, en vue notamment de diffuser à votre propos un message uniforme.

Un bon storytelling, c’est quoi ?

C’est un paquet cadeau ! Poursuivons cette métaphore : si vous recevez un objet inutile dans un beau paquet cadeau, vous allez ressentir de la déception ; si vous recevez un cadeau dans un paquet mal ficelé, vous allez rechigner à l’ouvrir ; en revanche, si vous recevez un beau paquet cadeau, vous vous empressez de l’ouvrir et à l’intérieur, vous découvrez un cadeau qui vous comble de joie : là, le contrat est rempli !

Si l’on en revient au storytelling en communication politique, il doit donner envie aux citoyens de mieux connaître l’élu(e) ou le candidat et transcrire fidèlement son parcours, son projet, pour pouvoir s’inscrire dans la durée. Un contre-exemple ? Le storytelling du candidat Macron : un « petit candidat » parti de rien, jamais élu, qui parvient à force de travail à conquérir l’Elysée. Et non pas un énarque, banquier, ancien ministre de Hollande, rompu aux arcanes politiques… L’histoire est belle, mais a fait long feu !

Comment procéder ?

Chez Plebiscit, nous nous basons sur plusieurs entretiens. Nous abordons avec nos candidats des questions politiques, personnelles ou prospectives. Par exemple, quels sont vos souvenirs politiques marquants ? Eprouvez-vous des difficultés à déléguer ? Quel délégation souhaitez-vous obtenir au prochain mandat ?

Sur cette base, nous allons chercher le bon axe pour raconter votre histoire. Le bon axe, c’est celui qui répond à votre positionnement et aspirations politiques. L’histoire, comme toute bonne histoire, est celle qui va susciter la curiosité et l’écoute. Pas inspiré ? Reprenez vos classiques : contes de Grimm, fables de La Fontaine, tragédies grecques … Et comme dans les contes, votre storytelling doit avoir un début, un rebondissement et une fin. Le début peut être l’occasion de présenter le candidat et son parcours ; le rebondissement peut être un élément perturbateur, un ennemi, un échec, etc. Et la fin, c’est toujours la résolution, qui peut être heureuse, surprenante, moralisatrice, etc.

Rédigez, dans un style simple, rythmé et concis, un premier jet que vous soumettez à quelques proches et prenez en compte leurs remarques dans une seconde mouture.

Puis tirez-en l’essentiel en quelques lignes, quelques mots, que vous partagez avec votre équipe de militants ou sympathisants afin qu’ils puissent parler de vous dans les mêmes termes aux citoyens qu’ils rencontreront dans le cadre de votre campagne.

Envie d’en savoir plus ? Besoin d’aide pour réaliser votre storytelling ? Prenez contact avec nous !

Publié le Catégories Astuces de campagne, Constats de campagne, Départementales, Formation des élus, Municipales

Faire de l’achat public un outil performant au service de vos politiques publiques

 Au-delà des logiques économique et juridique, les marchés et achats publics sont désormais d’indéniables vecteurs de politique publique (insertion, accès des PME aux marchés, environnement, …). Et c’est précisément l’angle par lequel nous les abordons dans deux nouvelles formations !

Deux formations ou plutôt une formation en deux sessions :

– la première, relative à l’intérêt d’une politique d’achats, peut être couplée à l’audit de votre collectivité pour personnaliser votre formation (cliquer ici pour voir le programme)

– la seconde (cliquer ici pour voir le programme), créée à l’attention des membres de commissions d’appels d’offres en vue d’optimiser l’exercice de leurs fonctions, aborde les aspects juridiques le matin et la mise en œuvre d’une politique d’achats performante l’après-midi.

Pour proposer cette formation au sein de votre collectivité, vous pouvez nous contacter ici.

Sous réserve d’un nombre d’inscrits suffisants, des sessions auront lieu à

  • Bordeaux, le mardi 6 novembre
  • Paris, le jeudi 22 novembre
  • La Rochelle, le mardi 11 décembre

Plebiscit est un organisme de formation agréé par le ministère de l’Intérieur pour la formation des élus locaux.

Toutes nos formations sont éligibles au DIF (droit individuel à la formation) des élus.

Publié le Catégories Formation des élus, Nouveautés Plebiscit

Inscrivez-vous au PlebiscitCamp sur les nouvelles formes de mobilisation en politique !

Le 6 décembre prochain à Paris, participez à une journée de formation inspirante et concrète.

En compagnie d’experts venus de toute l’Europe (et au-delà… mais on en reparlera !) et aux horizons professionnels bien plus divers encore, réinventez votre démocratie locale et repensez votre manière d’aller au contact du citoyen !

Voir les intervenants confirmés et le programme

 

Si vous souhaitez une prise en charge par le DIF (droit individuel à la formation des élus), vous pouvez directement nous faire parvenir le dossier de demande de financement en pièce jointe signé et complété avant le 6 octobre prochain.

Si vous souhaitez une prise en charge par votre collectivité, merci de nous contacter pour que nous établissions une convention de formation.

 

 

 

Publié le Catégories A l'étranger, Formation des élus, Nouveautés Plebiscit

Quel budget pour ma campagne ?

Commençons par un constat : un « gros » budget n’est pas synonyme de victoire ! En revanche, un budget planifié, organisé, confère un réel avantage au candidat/à la liste.

L’anticipation, maître-mot de toute campagne ! En déterminant vos besoins à l’avance, en sachant quand vous aurez à engager telle ou telle dépense et en anticipant les recettes, vous aller gagner en temps et en sérénité pendant la campagne. Comment procéder ?

  • Partez d’abord, si vous en bénéficiez, du plafond de remboursement des dépenses de campagne, calculé en fonction du nombre d’habitants.

Pour rappel, dans le cadre des élections municipales, en-dessous de 1 000 habitants, vous ne bénéficiez d’aucun remboursement.

A partir de 1 000 habitants, vous pouvez uniquement prétendre au remboursement des frais de propagande visés à l’article R.39 du Code électoral (affiches de campagne, circulaires et bulletins de vote).

Et à partir de 9 000 habitants, vous bénéficiez d’un remboursement forfaitaire de 47.5% du plafond des dépenses de campagne sous certaines conditions, et notamment celles de désigner un mandataire financier et de déposer votre compte de campagne.

  • Listez ensuite les grands postes de dépense : on estime par exemple que le poste « communication » représente de 60 à 70% du total des dépenses de campagne. Chez Plebiscit, nos prix sont packagés pour plus de transparence, mais nous détaillons nos devis après un entretien avec le ou les candidats, afin d’adapter nos packs à leurs besoins réels.

Vous devez également prévoir les frais de transport et de restauration de vos militants, l’achat ou la location de matériel, le loyer de votre permanence, etc. Vous pouvez alors détailler chaque poste et demander des devis pour vous faire un avis plus précis des prix pratiqués. Et comme la meilleure dépense est celle que l’on n’engage pas, reprenez l’ensemble de votre budget en vous demandant si telle ou telle autre dépense est bien utile ou si vous pouvez trouver une alternative.

  • Enfin, déterminez quelles recettes vous pouvez espérer ajouter à votre budget, principalement : un apport personnel, un prêt bancaire et des dons.

Dans les grandes lignes, les dons des personnes physiques sont autorisés dans la limite de 7 500€ par an ou 4 600€ par campagne. Si certains candidats sont gênés par l’exercice, la collecte de dons est, à notre sens, indispensable. Là encore, tout est une question de méthode : si vous préparez bien votre collecte, vous constaterez que ce n’est pas si difficile… et que cela fonctionne !

Et maintenant, à vous de jouer !

Besoin de conseils personnalisés ? Contactez-nous ! 

 

Publié le Catégories Astuces de campagne, Constats de campagne, Municipales

Plebiscit présent au CALAC le 27 septembre

Plebiscit sera présent au Carrefour landais des collectivités (CALAC) le 27 septembre prochain à Soustons, de 9h à 18h.

Préparer votre programme de formations 2019 en consultant notre catalogue, découvrir nos offres pour les élections municipales et déterminer vos besoins avec nos consultants, revoir la conception de votre journal local, ou plus simplement faire notre connaissance?

Venez nous voir sur notre stand, nous serons heureux d’en échanger avec vous !

Publié le Catégories Nouveautés Plebiscit

Consultation et référendum locaux : une autre forme d’expression démocratique

Envie de faire valider votre projet par vos administrés, besoin de prendre le pouls de la vie démocratique de votre collectivité, ou encore nécessité de vous conformer à une obligation légale, quelle qu’en soit la raison, vous vous lancez dans l’aventure de la consultation ou du référendum locaux. Un point sur l’état du droit et quelques astuces en prime !

Les similitudes

Dans tous les cas, le sujet du vote doit impérativement relever des compétences de votre collectivité. Hors de question, par exemple, pour un président d’agglomération ou de département, d’inviter ses habitants à se prononcer sur un sujet qui relève de l’Etat (cf. Notre-Dame-des-Landes qui a fait l’objet d’une procédure particulière… nous allons y revenir !)

L’organe délibérant devra adopter une délibération comportant notamment le jour et les modalités du scrutin ainsi que le projet  ou l’acte qui sera soumis au vote. Enfin, les dépenses relatives à l’organisation du scrutin seront supportées par la collectivité.

Alors, consultation ou référendum ?

Pour bien choisir, il est important de bien connaître leurs conséquences juridiques et pratiques.

Le référendum local (articles LO1112-1 et suivants du code général des collectivités territoriales – CGCT), ouvert à toutes les collectivités depuis 2003, peut être proposé par le maire ou son conseil municipal mais jamais dans les 6 mois suivants le renouvellement de l’assemblée ni en même temps que d’autres élections locales, nationales ou européennes.

Les citoyens qui peuvent prendre part au vote sont, pour faire simple, ceux qui peuvent participer aux élections municipales, c’est-à-dire électeurs français et ressortissants européens.

Pour être pris en compte, le scrutin doit avoir mobilisé au moins la moitié de ces électeurs et le projet sera considéré comme validé s’il a réuni la majorité des suffrages exprimés. En ce cas, il vaut décision de la collectivité, celle-ci devant alors s’assurer de sa mise en œuvre. En revanche, si la majorité n’est pas atteinte, le référendum n’aura plus qu’avis consultatif.

La consultation (art. L1112-15 et suivants du CGCT), qui est possible depuis 1992 et, dans sa forme actuelle, depuis la loi du 13 août 2004, peut être initiée par l’assemblée délibérante ou par les citoyens eux-mêmes, charge alors à l’assemblée de décider ou non de l’organiser.

Il s’agit ici d’une demande d’avis, la collectivité l’ayant organisée n’étant en aucun cas tenue de se conformer au résultat… même si, pour notre part, nous pensons qu’il serait désastreux de ne pas entendre la vox populi !

Une consultation un peu particulière

Et c’est ici que nous vous reparlons de Notre-Dame-des-Landes… Depuis 2016, une ordonnance précise les conditions des consultations locales organisées par l’Etat pour les projets susceptibles d’avoir une incidence sur l’environnement, avec quelques particularités, dont la première est qu’il s’agit plus précisément … d’un référendum ! On vous a perdu ? C’est très simple, elle a beau être désignée sous le terme de « consultation », on ne peut y répondre que par « oui » ou par « non » !

Cette procédure fait intervenir la Commission nationale du Débat public, laquelle se chargera de réaliser un dossier d’information à l’attention des électeurs. Une lettre d’information ainsi que deux bulletins de vote seront envoyés aux électeurs.

Et nos astuces alors ?

Nous y venons ! D’abord, bien réfléchir à quelle procédure vous allez choisir : pesez le pour et le contre, sondez les différentes parties prenantes pour évaluer leur opinion, passez du temps avec votre service juridique pour vous assurer que votre consultation ou votre référendum soient juridiquement irréprochables.

Ensuite, faites connaître votre projet : quelles conséquences, quel budget, quel calendrier, quels atouts et quels inconvénients ? L’objectif : que vos administrés prennent leur décision (ou vous donnent leur consentement) en toute connaissance de cause. Ici, nous revenons aux moyens de communication électorale classique (page ou site web, dépliants, réunions publiques….) et même plus puisque vous avez ici toute latitude pour lancer une campagne média !

Enfin, face aux résultats, jouez le jeu de la sincérité : annoncez-les dès que possible et le plus précisément possible. Vous avez « gagné », annoncez un calendrier de réalisation. Vous avez « perdu », proposez des solutions alternatives. Dans tous les cas, on ne le dira jamais assez : remerciez (vos électeurs, vos homologues élus et vos agents qui vous ont accompagné). Car grâce à eux tous, vous savez désormais comment vous positionner d’ici la fin de votre mandat… et peut-être même pour le suivant !

 

Publié le Catégories Astuces de campagne, Municipales