Impliquer les citoyens dans votre collectivité, oui mais comment ?

En plein essor depuis quelques années, la participation citoyenne est devenue un enjeu incontournable du mandat d’élu local. Avant de vous lancer, assurez-vous de réunir toutes les conditions du succès !

Référendum, consultation, concertation …

Parmi les multiples solutions qui s’offrent aux élus locaux pour prendre le pouls de leur opinion locale sur un projet, comment faire son choix ?

D’abord en prenant toute la mesure des solutions de consultation qui sont prévues par le Code général des collectivités territoriales, le Code rural, celui de l’environnement ou encore celui des relations entre le public et l’administration.

Le référendum local (voir CGCT) est par exemple très contraignant dans son formalisme et réducteur quant à l’implication citoyenne, puisque les seules réponses admises sont le « oui » ou le « non ».

La consultation locale permet quant à elle de consulter de manière plus large, sur les « affaires relevant de la compétence » de la collectivité qui en est à l’initiative, mais là encore la réponse est limitée au « oui/non » (art. L 1112-20 CGCT).

Il ne s’agit donc pas des procédures les plus adaptées à une expression libre et complète de vos administrés. Pour formaliser votre consultation, la solution est à chercher ailleurs, dans le Code des relations entre le public et l’administration.

Mobilisation

Une fois choisie votre procédure, annoncer votre démarche ne suffira pas à faire participer vos administrés ! En quelques mots : il ne s’agit pas de les laisser venir à vous, il faut aller vers eux.

Si une campagne de communication classique (affichage, site web et réseaux sociaux) est indispensable, elle est insuffisante pour vous assurer la participation qui légitimera les résultats de votre consultation.

Tout comme pour une campagne électorale, il faut prévoir des actions de mobilisation, d’incitation au vote.

La (les) réunion(s) publique(s) sont indispensables, mais elles ne doivent pas se borner à une succession de discours des élus : veillez à la plus large participation des administrés tant sur leur nombre que sur leur implication au moment de la réunion.

Le porte-à-porte (nos lecteurs réguliers le savent !) est notre outil favori, notamment car il permet une circulation de l’information dans les deux sens : des élus vers les citoyens quant au contenu et aux conditions de la consultation ; et des citoyens vers les élus quant à leur compréhension de la démarche et leur attentes.

Et restitution !

La participation citoyenne ne se termine pas au moment de l’annonce des résultats : ceux-ci doivent être expliqués de même que les informations collectées au moment de la campagne de communication doivent être restituées aux administrés.

Se lancer dans la consultation, la participation citoyenne, se doit donc d’être mûri, anticipé, cadré juridiquement et soutenu par votre équipe d’élus comme d’agents… mais quel impact positif sur l’adhésion à votre projet et votre notoriété !

Envie de vous former avant de vous lancer ? Consultez nos offres (participation citoyenne et budget participatif ; ingénierie de la démocratie citoyenne ; mettre en oeuvre la participation citoyenne dans ma collectivité)

Besoin d’être guidé ? Contactez nos experts !

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Elections américaines : vote par correspondance, facteur de fraude ou de participation ?

Déjà polémique en 2016, le vote par correspondance pour les élections présidentielles américaines fait encore débat en vue de celles de 2020. Pourtant, et en-dehors même du contexte sanitaire actuel qui pousse les citoyens américains à un recours accru au vote par correspondance, cette manière de voter n’a cessé de progresser depuis la fin du XXe siècle. Retour sur cette faculté qui n’est, en France, offerte que dans le cadre des élections professionnelles.

Absentee voting ou mail-in voting, ces expressions révèlent la disparité de la notion américaine de vote par correspondance, qui est pourtant basée sur le même principe : celui selon lequel les électeurs reçoivent chez eux leur bulletin de vote, qu’ils peuvent ensuite, selon les Etats, renvoyer par courrier postal à partir de 8 semaines avant la date officielle de l’élection, ou mettre dans l’urne le jour J. automatique

Ce système vise, comme notre système de procuration, à permettre à un électeur absent le jour du vote ou empêché par des difficultés de déplacement, de prendre part au vote. En revanche, contrairement au système français, les  bulletins de vote reçus par voie postale sont uniques, traçables : il n’y a pas de bulletin à disposition dans les bureaux de vote américains, les électeurs doivent impérativement utiliser ceux qu’ils reçoivent pour, selon les Etats, les renvoyer par courrier, les mettre dans l’urne du bureau de vote, ou une urne sécurisée (drop-off box). Pour l’élection de Bill CLINTON en 1992, 7% des électeurs avaient fait le choix du vote par correspondance). En 2016, ils étaient près de 40% et le New York Times estime qu’ils pourraient être 76% en 2020.

Pourquoi cet engouement ?

En cette année électorale 2020, la pandémie de COVID 19 qui frappe sévèrement le pays est clairement le motif principal. Mais il y en a d’autres, à commencer par l’augmentation de la participation au fil des ans : dans les années 90, seuls 87 millions d’électeurs prenait effectivement part au vote. En 2008, ils étaient 131 millions et en 2016 près de 135 millions, ce chiffre étant à considérer comme a minima puisque les dépouillements des votes par correspondance avait été stoppés, afin de ne pas se poursuivre au-delà des délais prévus.

L’autre raison, mécanique, est la fermeture de nombreux bureaux de vote et la diminution des horaires de vote. Dans quelques Etats (Colorado, Hawaii, Oregon, Washington et Utah), le vote par correspondance est la norme : les citoyens les reçoivent et les renvoient obligatoirement par voie postale, il n’y a pas de bureau de vote. Dans d’autres (le Dakota du Nord, le Nebraska ou la Californie), c’est à chaque comté de décider de comment il gère ses opérations de vote. Pour les autres, il est certain que devoir parcourir de longues distances (sur un jour travaillé puisque l’élection se tient toujours un mardi et que tous les Etats n’ont pas mis en place un jour de congé permettant le vote) réfrène les envies des citoyens les plus motivés à se rendre en personne au bureau de vote et les conduit à préférer le vote par correspondance.

Est-ce vraiment un facteur de fraude ?

Comme nous le disions, chaque bulletin de vote est unique : dans quelques Etats, un code barre permet son identification, dans d’autres le votant doit le signer et sa signature est comparée à celle enregistrée dans des fichiers. Ils sont vérifiés au moment du dépouillement, tout comme le sont les bulletins déposés directement dans l’urne. Les risques de fraude sont donc limités, mais ce que l’on craint vraiment est le manque d’expérience des Etats qui, en réponse à la pandémie, mettent en place ce système pour la première fois. Toutefois, les primaires ont pu leur servir de « galop d’essai » et des leçons en ont effectivement été tirées par les administrations en charge.

Si le président Trump n’y est pas favorable, ce n’est donc pas tellement au regard des risques de fraude, mais probablement davantage parce que le vote par correspondance est traditionnellement l’apanage des démocrates. Il y voit donc une tentative de manipulation de la part de ses concurrents et craint une perte de voix en sa défaveur. C’est, peut-être, la raison qui l’a poussé à mettre en place un proche – et grand donateur de sa campagne – à la tête de l’US Postal Service, la Poste américaine, qui subit depuis la crise sanitaire de lourds dysfonctionnements et a averti tous les Etats des difficultés qu’elle pourrait avoir à délivrer en temps utile tous les votes par correspondance, bien qu’elle en soit « pleinement capable » selon ses dires. Reste que des études montrent que le vote par correspondance n’est, en pratique, pas plus favorable à un parti qu’à l’autre.

Et chez nous ?

Un temps évoqué pour le 2e tour des élections municipales 2020, cette possibilité n’est pas offerte et n’est pas prête de l’être pour les élections politiques françaises. C’est toutefois une mesure en place depuis plusieurs années pour les élections professionnelles et parfois, pour des consultations locales. Les électeurs reçoivent leurs codes par mail et votent via une plateforme sécurisée : c’est simple, efficace, et permet un vote à toute heure, de chez soi ou en voyage. Et si le vote à distance était, finalement, l’avenir de la participation citoyenne ?

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Formation Collectivité européenne d’Alsace

Vous vous posez de nombreuses questions sur la mise en œuvre de la Collectivité européenne d’Alsace ? Vous souhaitez approfondir vos connaissances sur le principe de différenciation ? (Re)Découvrir l’ensemble des compétences et des leviers d’action de cette nouvelle collectivité avec laquelle vous devrez composer ? Notre formation est faite pour vous !

Au programme :

SAMEDI 31 OCTOBRE 

  • Présentation de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) :

Compétences, fonctionnement, mode de scrutin et calendrier.

  • La CEA dans le quotidien des élus :

Identifier les leviers d’action de la CEA sur son territoire.

  • Le principe de différenciation :

Comprendre et anticiper l’impact du principe de différentiation. Rappel des réformes territoriales en cours et des conséquences pour votre territoire.

  • La CEA dans le quotidien des citoyens :

Outils et astuces pour présenter l’intérêt de la CEA à vos administrés dans le respect des règles juridiques en vigueur.

Télécharger le programme complet

Modalités et tarifs

Tarif : 1 400€ HT pour la formation.

Cette formation peut être financée à 100% par votre DIF élu (droit individuel à la formation) si vous vous inscrivez avant le 31 août.

Inscriptions et renseignements : 07 66 47 24 51 ou hello@plebiscit.fr ou via notre site https://formation-elus.fr

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Pour tout savoir sur le DIF élus

Créé par la loi Sueur-Gourault de 2015, le droit individuel à la formation des élus (DIF) reste encore trop peu connu. C’est bien dommage car il présente de nombreux avantages par rapport aux crédits-formations…

Tout d’abord, c’est un droit qui vient compléter, sans s’y substituer, les lignes de crédits-formations de la collectivité. Ainsi, pour une même formation, l’élu peut choisir de la financer :

  • par sa collectivité
  • par son DIF élu,
  • à la fois par la collectivité et par le DIF élu, de manière à ne pas faire peser l’ensemble du coût de la formation sur le budget de sa collectivité ou en cas d’heures de DIF acquises non suffisantes.

Les conditions pour en bénéficier sont relativement simples :

  • être un élu local
  • choisir sa formation auprès d’un organisme agréé par le ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales comme Plebiscit, depuis 2015.

Attention ! Contrairement au DIF salarié, vous ne pouvez pas conserver vos droits à l’issu de votre mandat. Les 20 heures annuelles de DIF sont cumulables au cours d’un même mandat, mais ne sont pas cumulables entre les mandats. Les élus municipaux de la mandature 2014-2020 n’ont que 6 mois pour utiliser leurs droits acquis.

Vous êtes un nouvel élu municipal : vous disposez depuis le 1er août de 20h de droit à la formation.

CONCRÈTEMENT, COMMENT PROCÉDER POUR FINANCER UNE FORMATION VIA LE DIF ?

Choisissez, parmi les formations proposées sur le site : formation-elus.fr celle(s) que vous souhaitez suivre ou prenez contact avec l’un de nos consultants Plebiscit, qui vous proposera une formation sur-mesure adaptée à vos besoins en présentielle ou à distance.

Nous facilitons vos démarches en vous accompagnant dans la constitution du dossier auprès de la Caisse des dépôts. 

Informations importantes :

  • La demande doit parvenir à la Caisse des Dépôts au minimum deux mois avant la date prévue de la formation.
  • La formation sera directement réglée par la Caisse des dépôts à notre organisme. Vous n’avez pas d’avance de frais de formation.

ELUS MUNICIPAUX AVANT 2020, CONSEILLERS DÉPARTEMENTAUX, ELUS REGIONAUX : COMBIEN D’HEURES ACQUISES ? 

Vous ne savez pas combien d’heures vous avez acquises durant votre mandat ? Vous pouvez en faire la demande en remplissant le formulaire à retourner par mail à dif-elus@caissedesdepots.fr.

Bon à savoir :

  • Vos frais de déplacement, restauration et hébergement engendrés par la participation à cette formation peuvent être pris en charge sous conditions (voir barème) ;
  • Vous avez droit à 18 jours de congés-formation sur toute la durée de votre mandat, à demander par écrit auprès de votre employeur au minimum un mois avant la date prévue de la formation.
    Sans réponse de sa part sous 15 jours, l’employeur est réputé consentir à votre demande.
    Il peut refuser, en motivant sa décision et en consultant au préalable les instances de représentation du personnel ; mais s’il a déjà refusé une première fois et que vous renouvelez votre demande dans les 4 mois, il se voit alors contraint d’accepter.

L’équipe Plebiscit vous forme partout en France ! Contactez-nous !

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Le droit à la formation des élus locaux

Nous recevons ces dernières semaines de nombreux appels et courriels d’élu(e)s intéressé(e)s par nos formations, avec une question récurrente : comment puis-je les financer ? On vous dit tout … mais ce n’est pas une raison pour ne pas continuer à nous appeler ou nous écrire pour nous le demander en direct !

Depuis 1992, l’art. 2123-12 du Code général des collectivités territoriales dispose que chaque élu a « droit à une formation adaptée à [ses] fonctions ». Elu(e) de la majorité ou de l’opposition, vous avez les mêmes droits à la formation et la même obligation : faire appel à un organisme de formation pour les élus locaux agréé par le ministère de l’Intérieur, comme Plebiscit.

Le financement d’une formation par la collectivité

Depuis 2016, les frais de formation constituent pour la collectivité une dépense obligatoire, dont le montant doit être compris entre 2 et 20% du montant des indemnités de fonction des élus. Si ce budget annuel n’est pas dépensé entièrement à la fin de l’année budgétaire, le reliquat est reporté sur le budget de l’année suivante à ce même poste.

Chaque collectivité s’organise à sa façon : vous pouvez devoir faire une demande auprès du maire ou du président de l’intercommunalité si les communes-membres en ont délégué la compétence à l’EPCI, auprès du service de la formation ou encore du secrétariat du groupe…

Dans l’idéal, présentez en appui un programme voire même un devis, cela facilitera la prise de décision.

Le financement par le droit individuel à la formation des élus (DIFE)

Le DIFE existe depuis 2015 et est aujourd’hui en cours de réforme. Un décret devrait être publié dans les tous prochains jours et entrer en vigueur à la rentrée, visant à en modifier les conditions. Tous les élus municipaux et communautaires ayant pris leurs fonctions cette année bénéficient, depuis le 1er août 2020 de 20h de DIFE. Nous vous tiendrons évidemment informés dès publication de ce texte !

Les pièces nécessaires à la demande de financement de la formation par le DIFE sont un devis de l’organisme de formation et un programme détaillé de la formation, une copie de votre pièce d’identité et le dossier de demande dûment complété, paraphé et signé.

Chez Plebiscit, nous nous chargeons de l’envoi et du suivi de votre dossier, ainsi que de vous en informer.

La formation obligatoire des élus ayant reçu délégation

Vous êtes conseiller municipal d’une ville de plus de 3 500 habitants et vous avez reçu délégation ? Depuis cette année, la loi vous oblige à vous former au cours de votre première année de mandat. Pensez-y !

Pour faciliter l’exercice de votre droit à la formation, vous :

  • pouvez prétendre au remboursement des frais de déplacement, restauration et hébergement engendrés par la participation à cette formation (que ce soit dans le cadre de votre DIFE ou d’une formation financée par la collectivité, vérifiez bien les barèmes de remboursement et conservez précieusement les justificatifs : ils vont seront demandés !) ;
  • bénéficiez de 18 jours de congé-formation sur toute la durée de votre mandat, à demander par écrit auprès de votre employeur au minimum un mois avant la date prévue de la formation.
    Sans réponse de sa part sous 15 jours, l’employeur est réputé consentir à votre demande.
    Il peut refuser, en motivant sa décision et en consultant au préalable les instances de représentation du personnel ; mais s’il a déjà refusé une première fois et que vous renouvelez votre demande dans les 4 mois, il se voit alors contraint d’accepter.
  • pouvez recevoir une compensation pécuniaire de la perte de salaire inhérente à votre participation à cette formation.

Envie de vous former ? Consultez notre catalogue de formations.

Besoin d’échanger de vive voix avec l’un de nos consultants-formateurs ? Appelez nous au 05 64 88 01 72.

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Elus d’opposition : connaître ses droits pour un mandat efficace

Les conseils municipaux et communautaires sont constitués, les nouveaux élus prennent leurs marques et en tant qu’élu de l’opposition, vous commencez à vous poser des questions : quels sont nos droits et nos possibilités d’actions ? Plebiscit est là pour vous accompagner et faire le point sur vos droits dans l’opposition.  

Avec la prime majoritaire lors des élections municipales, les élus d’opposition sont parfois peu nombreux et se sentent mis à l’écart sans connaître réellement leurs prérogatives. Le code électoral, afin de faire respecter la pluralité de la démocratie locale, prévoit de nombreux droits aux élus d’opposition.

Le groupe d’opposition

Dans le cas de la présence de plusieurs élus d’opposition d’une même liste ou non, il est possible de créer un groupe d’opposition. C’est le règlement intérieur qui fixe les conditions d’un groupe d’opposition. Ces groupes sont le plus souvent représentatifs des listes présentes lors de l’élection. Toutefois, les groupes peuvent refléter d’autres réalités et évoluer au cours du mandat.

Mise à disposition d’un local

L’article L2121-27 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) précise que « les conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale peuvent disposer sans frais du prêt d’un local commun » mis à disposition par le maire dans les 4 mois maximum après la demande. On trouve trois cas de figure selon la taille de la commune :

  • Pour les communes de moins de 3 500 habitants, le maire n’a aucune obligation légale de prêter un local aux élus de l’opposition. Il peut toutefois le faire à sa discrétion. 
  • Pour les communes entre 3 500 et 10 000 habitants, le prêt d’un local pour les élus d’opposition peut être permanent ou temporaire. Dans le second cas, la durée de mise à disposition du local ne pourra pas être inférieure à quatre heures par semaine, dont deux heures pendant les heures ouvrables.
  • Pour les communes de plus de 10 000 habitants et plus, les conseillers municipaux de l’opposition peuvent disposer à leur demande d’un local permanent.

Concernant la répartition du temps d’occupation de ce local entre les différents groupes, cela relève d’un commun accord. Si tel n’est pas le cas, c’est au maire de fixer les conditions selon le poids du groupe au sein du Conseil municipal. Ce local n’est pas destiné à l’organisation de permanences pour recevoir du public, sa fonction est de permettre aux élus de l’opposition de se réunir afin qu’ils puissent discuter des affaires de la commune.

Droit d’expression des élus d’opposition

Le bulletin municipal est un outil de communication essentiel : il est distribué à l’ensemble des citoyens de la collectivité. Le CGCT prévoit que « dans les communes de 1 000 habitants lorsque des informations générales sur les réalisations et sur la gestion du Conseil municipal sont diffusées par la commune » un espace est réservé à l’expression des élus de l’opposition. C’est le règlement intérieur qui détermine l’espace réservé pour l’ensemble des supports concernés. (bulletins municipaux, hors-série, réseaux sociaux …)

De plus la loi relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique prévoit qu’une fois par an un dixième au moins des membres du Conseil municipal peuvent demander un débat « portant sur la politique générale de la commune ». Cet article permet donc aux élus d’opposition de pouvoir s’exprimer en Conseil municipal.

Droit à la formation

L’ensemble des membres d’un Conseil municipal, y compris les élus d’opposition bénéficient d’un droit à la formation et de 18 jours de congés (sur toute la durée du mandat, demande à effectuer par écrit et 30 jours à l’avance auprès de l’employeur). Deux moyens sont à leur disposition :

  • L’élu a le droit à une formation financée par la collectivité. De plus, le Conseil municipal doit délibérer sur l’exercice du droit à la formation pour l’ensemble des élus, dans les 3 mois après l’élection pour déterminer les crédits ouverts. Toutefois, il peut arriver que la demande de formation sur le budget de la collectivité n’aboutisse pas, pour de multiples raisons.
  • Depuis le 1er janvier 2016, les élus y compris de l’opposition, bénéficient chaque année d’un Droit Individuel à la Formation (DIF) de 20 heures, cumulables sur toute la durée du mandat. Si l’élu est salarié, il peut solliciter un congé auprès de son employeur afin d’assister à une formation. Plebiscit peut accompagner les élus d’opposition grâce à notre catalogue de formation complet.

Vous souhaitez en savoir plus : Plebiscit vous propose une formation adaptée :  Un mandat efficace en tant qu’élu(e) de l’opposition.

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SummerCamp spécial départementales – 4 & 5 septembre 2020

Vous vous présenterez l’année prochaine aux élections départementales ? Notre SummerCamp est fait pour vous ! 2 jours en immersion complète avec des consultants de Plebiscit qui vous feront partager leurs expériences de plus de 300 campagnes électorales : des techniques et des astuces éprouvées, des outils performants, des recettes pour faire émerger les idées, …

Au programme :

VENDREDI 4 SEPTEMBRE : organisez votre campagne

  • Découvrir le cadre juridique des élections départementales
  • Définir vos stratégies de campagne et de communication
  • Développer votre notoriété et votre réseau
  • Élaborer et mettre en oeuvre votre calendrier de campagne

SAMEDI 5 SEPTEMBRE : animez votre campagne

  • Supports de campagne : lesquels choisir en fonction de son positionnement sa stratégie et son budget ?
  • Faire campagne en ligne : quels outils pour quelle efficacité ?
  • Outils d’animation de campagne : un aperçu des possibles
  • Les essentiels de Plebiscit : porte-à-porte, réunions d’appartement, réunions de campagne

Télécharger le programme complet

Modalités et tarifs

Tarif : 2 160€ TTC pour les 2 jours de formation, déjeuners inclus.

Lieu : Hôtel Ibis Style La Rochelle, 17 340 Chatelaillon-Plage. Hébergement possible sur place sur demande au moment de l’inscription.

Inscriptions et renseignement : 05 64 88 01 72 ou hello@plebiscit.fr

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De l’inspiration pour ma commune !

Plebiscit et Océanis Avocats proposent « De l’inspiration pour ma commune ! » 5 conférences-débat entre août et décembre 2020 pour donner aux élus locaux des idées et des outils originaux, innovants et efficaces qu’ils pourront développer tout au long du mandat qui débute.

Thématiques et dates

Télécharger le programme complet.

En la matière, les pays nordiques caracolent en tête du classement PISA… Dans notre territoire entre mer et campagne, ne serait-il pas possible d’adapter le modèle finlandais d’école de la nature ? Quels en seraient alors les effets positifs en matière d’apprentissage, de développement et même de santé ? C’est ce que le documentaire de Claire BOULCH (regarder la bande-annonce) nous propose de découvrir, au moment où, dans nos communes, se prépare la rentrée scolaire !

Comment répondre aux besoins des (nouveaux) habitants de votre commune tout en en préservant l’identité ? Comment garder cet « esprit de village » cher aux anciens comme aux futurs résidents ? Dans notre territoire très touristique, comment concilier des besoins variant entre haute et basse saison, entre « locaux » et « touristes » ? A toutes ces questions, nous croyons que l’urbanisme est probablement la réponse la plus adaptée. Il s’agit maintenant de vous présenter l’étendue des possibles, la diversité de vos outils et quelques réalisations qui ont démontré leur efficacité. C’est ce qu’Aurélie BALLIN BARBARIN de l’agence Urban Hymns, vous propose lors de cette conférence-débat !

Vous pensez qu’en tant qu’élu local, votre champ d’action en matière économique reste limité ? Détrompez-vous ! La commande publique est une formidable boîte à outils qui vous permet d’agir en faveur de votre tissu économique local. Innovation, développement durable … Nous vous donnons toutes les clés !
Intervenant et date à confirmer prochainement.

La sagesse populaire veut que « la première impression est souvent la bonne ». Vos agents sont en première ligne face à vos administrés, en particulier ceux de l’accueil. Sont-ils formés à l’accueil citoyen ? Disposent-ils de locaux et d’outils adaptés ? Le parcours d’accueil est-il efficace ?

Nous mettons à votre disposition les expériences partagées de 2 professionnels du service public, travaillant chacun de part et d’autre du comptoir d’accueil du public : Lionel ANGIBAUD, de TMSkinergo, ergonome et conseiller en prévention, travaille auprès d’agents de collectivités locales pour améliorer les postes de travail et leur faire gagner en efficacité en même temps qu’en confort ; et Elodie TRUONG, spécialiste du design de service et également élue locale dans les Deux-Sèvres. Sa double casquette lui permet de tester et mettre en place des parcours d’accueil pertinents.

De leur regard croisé sur cette thématique émergent des solutions concrètes, faciles à mettre en oeuvre dans votre collectivité, et qui auront un effet immédiat sur le bien-être de vos administrés comme de vos agents.

Créé il y a une douzaine d’années, le bail rural à clauses environnementales ou « bail environnemental » n’est plus réservé aux seules institutions ou associations et est en passe de devenir un outil de politique publique. Parce qu’il reste encore trop peu connu et utilisé par les collectivités locales, en particulier celles situées en zone rurale qui gagneraient à y recourir davantage, nous vous proposons dans cette conférence-débat de découvrir le parcours d’une collectivité et d’un agriculteur, liés tous deux par cette nouvelle version du fermage.
Intervenant et date à confirmer prochainement.

Inscription

Inscription possible pour une seule conférence (en cliquant sur les titres des conférences ci-avant, enregistrement et paiement en ligne) ou tout le cycle, via votre droit individuel à la formation (DIF) ou le budget formation de votre collectivité (pré-inscription en cliquant ici, ou nous contacter pour l’établissement du dossier DIF ou du bon de commande).

Horaire et lieu

Toutes les conférences se déroulent au Parc Atlantech de Lagord, de 17h à 19h et sont suivies d’un verre de l’amitié pour prolonger les échanges dans un cadre plus convivial (toit-terrasse ou restaurant Planète Sésame)

Pour tout renseignement complémentaire

Contactez-nous !

Plebiscit au 05 64 88 01 72 ou via notre formulaire de contact.

Océanis Avocats au 09 81 10 35 27 ou via notre formulaire de contact.

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Elections départementales : organisez-vous dès cet été !

Un contexte compliqué par des élections municipales perturbées, des élections sénatoriales qui pourraient encore rebattre les cartes, un calendrier prévisionnel mais encore beaucoup d’imprévisible … Reste que le département, échelon-clé de l’organisation territoriale et institution la mieux identifiée par nos concitoyens, est une circonscription qui ne se gagne pas sans anticipation.

Si sur certains cantons, il sera toujours possible en 2021 de gagner sur le nom d’un parti ou d’une personnalité, dans la plupart des circonscriptions c’est la campagne des binômes et de leur groupe qui va faire toute la différence.

Aller à la rencontre des citoyens répartis parfois sur plusieurs villes, sonder leurs besoins, articuler votre programme autour des atouts de votre territoire et des compétences de votre équipe, communiquer efficacement votre programme … autant d’actions que vous devez planifier dès cet été pour être efficace à la rentrée.

Basés à Paris, Lyon et La Rochelle, nos consultants vous accompagnent dans l’élaboration et la mise en oeuvre de votre stratégie et mettent au point avec vous le calendrier de campagne qui « colle » aux enjeux de la circonscription que vous briguez, département ou canton.

N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus sur notre approche et nos tarifs !

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Formations de début de mandat : nos solutions !

Première élection, deuxième ou troisième mandat : quels que soient vos besoins et ceux de vos adjoints et conseillers, Plebiscit, organisme de formation des élus locaux agréé par le ministère de l’Intérieur, vous propose des formations personnalisées.

Une journée en commun pour poser les bases du mandat

Le format plébiscité par nos clients : un séminaire d’une journée dans votre collectivité avec tous vos élus pour poser les bases juridiques du mandat et resserrer l’équipe autour du projet qui l’a portée à la victoire !

Au programme : un aperçu théorique du fonctionnement de la collectivité (budget, achat public, organisation interne) et la mise en place par des ateliers de travail d’un mode projet (calendrier, organigramme…) autour des priorités du programme de votre mandat 2020-2026.

Plus d’informations sur nos séminaires

Nos formations « à la carte »

Votre adjoint aux finances maîtrise les chiffres à la perfection mais tremble à l’idée de présenter votre budget en public ? Vos conseillers aimeraient être plus à l’aise sur les réseaux sociaux ? Ou vous souhaitez simplement satisfaire à l’obligation légale de l’article 2123-12 du CGCT en prévoyant la formation de votre équipe ?

Consultez notre catalogue en ligne et contactez-nous pour fixer une date et un lieu, nous nous occupons de tout le reste : dossier DIF ou bon de commande pour des formations sur le budget de votre collectivité !

Vous ne savez que choisir ?

Pourquoi ne pas opter pour les 2 ? Un séminaire commun pour donner à chaque membre de votre équipe des connaissances communes, puis libre à chacun de solliciter son DIF-élu pour approfondir son domaine de compétence !

Nous pouvons vous conseiller, n’hésitez pas à nous contacter !

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