Ces électeurs que les candidats « oublient » de mobiliser

Non-inscrits, mal inscrits, expatriés à l’autre bout du monde ou de l’autre côté de la frontière communale, les candidats se préoccupent trop peu de celles et ceux qui pourraient être leurs futurs électeurs mais qui ne font pas aujourd’hui partie de leur électorat. Vous préparez les prochaines élections ? C’est le moment d’agir pour compléter la liste électorale de votre commune !

 

Qui peut être électeur ?

Pour commencer, un rappel juridique. Pour vous aider à organiser la recherche de ces électeurs potentiels, partez de la définition du Code électoral (cf. notre précédent billet de blog) : un électeur est de nationalité française ou ressortissant d’un pays membre de l’Union européenne, a 18 ans révolus le jour du scrutin et justifie d’une attache avec la commune.

Qui démarcher ?

Tout dépend de votre analyse électorale et de votre stratégie de campagne. Mais grosso modo, ciblez les nouveaux arrivants dans la commune, les habitants qui ne sont pas inscrits dans le bureau de vote duquel ils relèvent mais d’un autre bureau de vote sur la même commune et qui vous est plus ou moins favorable, les étudiants du supérieur qui restent souvent plusieurs années dans la même commune pour poursuivre leur cursus,  les ressortissants de l’UE qui n’ont jamais été inscrits en France et qui pourtant sont résidents, les commerçants qui sont inscrits dans leur commune de résidence et non celle sur laquelle est établi leur commerce…

Le potentiel est important, mais il faut s’appliquer à bien déterminer les personnes à démarcher en fonction de vos attentes et de vos besoins stratégiques.

Et comment ?

Là encore, tout dépend : un candidat sortant ou un membre de l’opposition ne tiendront pas le même discours. De la même façon, devant de nouveaux arrivants dans la commune qui devront se réinscrire, un jeune adulte qui s’inscrit pour la première fois ou un commerçant que l’on va inciter à voter dans sa commune, les arguments seront plus ou moins pédagogiques… ou politiques.

Concrètement, cette démarche peut être l’occasion d’utiliser hors campagne des outils propres à la campagne électorale, telle que le porte-à-porte ou la réunion d’appartement ; ou des outils plus génériques comme des réunions d’information.

 Quand le faire ?

Maintenant ! N’attendez pas : le processus d’inscription ou de réinscription peut prendre du temps, d’autant plus avec la mise en œuvre du registre électoral unique (voir notre billet de blog). Surtout, c’est un processus de fond : pendant votre campagne, qu’elle soit officielle ou officieuse, ne perdez jamais une opportunité d’ajouter un inscrit sur la liste électorale !

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Le porte-à-porte : l’indispensable outil du candidat et de l’élu !

En 1977, 42% des Français estimaient que les hommes politiques se préoccupent « très peu ou pratiquement pas » de ce que pensent les Français.  En janvier 2013, nouveau sondage et cette proportion passe à 85%. Et aujourd’hui, les chiffres de la participation aux scrutins de 2017, qui peinent dans certaines circonscriptions, à atteindre les 20%, parlent d’eux-mêmes !

Cette crise de confiance, nous pensons chez Plebiscit que la présence des élus sur le terrain, au plus proche du quotidien des Français, est cruciale pour la résorber. En cela, le porte-à-porte est un outil indispensable qui ne doit pas être cantonné à la seule période de campagne officielle pour porter ses fruits.

L’on entend parfois dans certaines équipes de campagne que les moyens de communication modernes (mailing, SMS, etc.) permettent de démultiplier le message politique, de toucher des milliers de personnes en quelques secondes… Certes, mais en termes d’efficacité, le compte n’est pas bon ! Par exemple, si le porte-à-porte permet de gagner une voix pour 14 entretiens, le phoning permet quant à lui de gagner une voix pour 38 appels téléphoniques personnalisés passés !

Comment vous organiser ?

Ce qui va orienter votre choix stratégique et aussi, votre organisation, c’est le résultat de votre analyse électorale. Elle vous permettra de savoir par quel quartier ou bureau de vote commencer ou finir, mais aussi à quelle heure et quel jour de la semaine y passer en fonction du type de quartier (commerçant, résidentiel, …).

Une fois que vous avez tous ces paramètres en tête, organisez votre programme de visites : par quel quartier allez-vous commencer ? Combien de fois allez-vous vous rendre dans chaque quartier ? Avec quels objectifs (prise de contact, questionnaire pour récolter des informations, présentation du candidat et de son projet, mobilisation pour le vote, ….) ?

Et constituez vos équipes de porte-à-porteurs en binômes en diversifiant les profils : homme et femme, jeune et plus âgé, novice et expérimenté …. Préparez ensuite les trames d’entretien et réunissez vos militants avant de commencer la session de porte-à-porte : expliquez clairement l’objectif de la session, rappelez les grandes lignes du storytelling, distribuez les documents à remettre (carte de passage, programme) et les « signes distinctifs » aux couleurs de votre campagne.

Passez rapidement à l’action !

Du porte-à-porte en campagne électorale, c’est bien. En amont, c’est encore mieux !

D’abord car peu de vos adversaires y pensent et cela vous donne un avantage comparatif, en particulier pour les candidats novices qui ont intérêt à commencer le plus tôt possible.

Ensuite, cela vous permet de revoir plusieurs fois les électeurs, élément-clé de l’efficacité de cet outil. Par exemple, dès maintenant pour les informer des modalités d’inscription sur les listes électorales s’ils ne le sont pas encore ; puis dans quelques mois pour recueillir leur avis sur le bilan de la collectivité ; au moment où la campagne se lance, vous vous concentrerez sur le mot d’ordre « votez et faire voter ».

Enfin, un dernier conseil : dans 60% des cas, les portes ne s’ouvriront pas. Ce n’est pas pour autant du temps perdu ! Vos équipes doivent tout de même rapporter les informations entendues. Par exemple, elles notent un lampadaire défectueux, ou un voisin leur précisent à quelle heure vous pourrez trouver Monsieur et Madame Untel chez eux, etc. Ces informations doivent être centralisées et traitées par un responsable au sein de votre équipe pour pouvoir être réutilisées ultérieurement.

Envie d’en savoir plus ? Besoin d’aide pour organiser votre équipe ? Contactez-nous !

 

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