COVID 19 : comment gérer votre com’de crise ?

Confinement, couvre-feu, mesures sanitaires, poursuite d’activité des professionnels, autorisations de déplacements, continuité des services publics, aides aux entreprises…

La période de confinement est anxiogène pour vos habitants, les entrepreneurs et commerçants de votre territoire sont impactés, et en tant qu’élu(e) vous ne savez plus où donner de la tête !

Vos priorités ? Vous devez les rassurer et communiquer sur leurs droits, devoirs et obligations, mais aussi sur l’état sanitaire de votre secteur !

  • Parce qu’une gestion de crise se gère par des mesures et une bonne transmission des informations à vos administrés,
  • Parce que les mesures de confinement sanitaire vous coupent de votre population,
  • Parce que la communication en période de crise sanitaire est essentielle dans l’exercice de votre mandat,

Les consultants de Plebiscit vous accompagnent dans votre gestion de crise. N’hésitez pas à les contacter !

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Municipales 2020 : quand déposer vos comptes de campagne et comptes de (micro-)partis ?

Pour les comptes de campagnes des élections municipales

  • Le 10 juillet à 18h pour les listes élues dès le 1er tour et celles qui, ayant participé au 1er tour, ne peuvent ou ne souhaitent participer au 2nd tour ;
  • Le 11 septembre à 18h pour les listes se présentant au 2nd tour, sous réserve qu’il se tienne bien au mois de juin (voir notre article « Municipales 2020 : quid du second tour ?)

Pour les comptes des partis et micro-partis politiques

Cette année, par dérogation, les comptes de l’exercice 2019 pourront être déposés jusqu’au 11 septembre 2020.

Plus de détails : voir le titre « Dispositions électorales » de la loi d’urgence du 23 mars 2020 pour faire face à l’épidémie de covid-19 ou nous contacter.

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Municipales 2020 : quid du second tour ?

Le 15 mars, nous attendions les résultats d’un 1er tour bien particulier, tant dans l’organisation matérielle du scrutin que dans dans son contexte. La question se posait alors en ces termes: y aura-t-il ou pas un 2e tour dans les conditions prévues à l’art. L-56 du Code électoral (« le dimanche suivant le 1er tour ») ? La réponse est venue le lendemain soir : le second tour était repoussé …

La loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de COVID19 adoptée le 22 mars apporte quelques précisions. Nous n’évoquons ici que le cas des communes où un second tour devait se tenir. Pour les communes où le premier tour a suffit à élire un conseil municipal, l’élection est acquise.

Modalités d’organisation du deuxième tour

En vue de l’organisation du second tour, le Comité scientifique devra se prononcer, dans un rapport à remettre au gouvernement au plus tard le 23 mai, sur la faisabilité d’un second tour en juin. Si cela n’était pas possible, les communes concernées devraient reprendre l’ensemble du processus électoral. En clair : le 1er tour du scrutin ne serait plus acquis pour celles-ci.

Si le Comité scientifique considère qu’il est possible d’organiser un second tour en juin, le gouvernement adoptera un décret au plus tard le 27 mai pour convoquer les électeurs.

Les candidatures devront être déposées au plus tard le mardi suivant la publication de ce décret.

La campagne officielle débutera le deuxième lundi précédent la date retenue pour le scrutin.

Attention, dans l’intervalle, les candidats sont soumis aux mêmes règles relatives à la communication en période électorale (voir notre article pour rappel).

Financement de la campagne du second tour

Concernant le financement, certains points restent encore à trancher par ordonnance, mais ce qu’il faut retenir en quelques mots :

  • le plafond de dépense sera majoré d’un coefficient maximum de 1,5 points ;
  • il est possible de continuer à récolter des dons pendant cette période « transitoire » et jusqu’après le second tour de scrutin ;
  • si vous participez au second tour, vos comptes de campagne devront être remis à la commission des comptes au plus tard le 10 juillet ; si vous participez au second tour, le 11 septembre.

Deuxième tour difficile en vue ?

Faites nous part de vos besoins de conseil stratégiques et en communication !

Lire aussi nos articles « Municipales 2020 : quelle organisation pour les conseils municipaux et intercommunaux dans la période transitoire ? » et sur le dépôt des comptes de campagne.

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Municipales 2020 : quelle organisation pour les conseils municipaux et intercommunaux dans la période transitoire ?

La loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de COVID19 adoptée le 22 mars, consacre un chapitre à l’organisation transitoire des collectivités en l’attente du second tour, prévu (mais pas encore fixé) en juin. Qu’y lit-on ?

Concernant les communes où un conseil municipal a été élu complètement dès le 1er tour :

  • L’élection est acquise mais la prise de fonction des nouveaux élus ne se fera qu’à compter de leur installation ultérieure ;
  • Contrairement à ce qui avait été annoncé dans un premier temps, leur installation est repoussée à une date (en juin, sous réserve de modification) qui sera fixée par décret, après la remise au gouvernement d’un rapport du Comité scientifique (le 23 mai au plus tard) ;
  • Le premier conseil municipal aura lieu entre 5 et 10 jours après la prise du décret ;
  • Dans l’intervalle, ce sont bien les conseillers sortants qui « restent à la manœuvre », mais la loi leur impose de tenir informés les futurs conseillers élus le 15 mars de toutes les décisions qu’ils prennent.

Concernant les communes où un second tour doit avoir lieu :

  • Le Premier ministre décidera par décret, avant le 27 mai, de la date du second tour qui devrait avoir lieu en juin ;
  • Si, du fait des conditions sanitaires, il devait se tenir après le mois de juin, le premier tour deviendrait en quelque sorte caduc et les 2 tours du scrutin devraient être organisés de nouveau ;
  • L’équipe sortante reste en exercice jusqu’au deuxième tour et conserve ses indemnités.

Même principe concernant les communautés de communes et d’agglomération :

  • Si les conseils municipaux de toutes les communes-membres ont été élues au premier tour, alors le Conseil communautaire sera élu au plus tard 3 semaines après la date fixée par le décret permettant l’installation des conseils municipaux dans les communes où le conseil municipal a été élu au premier tour (voir supra). Dans l’intervalle, le Conseil communautaire sortant reste en fonction ;
  • Dans les intercommunalités où certaines communes devront organiser un second tour et d’autres pas, c’est un peu plus subtil… et doit encore être précisé !
    La loi prévoit que le Conseil communautaire est composé du Conseil communautaire sortant jusqu’à la date fixée pour l’entrée en fonction des conseils municipaux élus au premier tour ; puis entre cette date et l’installation du Conseil communautaire renouvelé après le second tour, le Conseil communautaire comprendra, dans des proportions encore à déterminer, des élus sortants et des élus « du 15 mars ».
  • Le nouveau Conseil communautaire (une fois les deux tours organisés et les conseils municipaux installés) devra être installé au plus tard le troisième vendredi après le second tour.

En pratique

Plusieurs aménagements ont été prévus, notamment la possibilité de détenir deux pouvoirs et de mettre en place des votes électroniques ou par correspondance.

Quid des syndicats mixtes ?

Tous les mandats des élus municipaux et communautaires, élus ou non au premier tour, y sont prorogés jusqu’à la décision des nouveaux organes délibérants (au moins jusqu’en juin, donc).

Et ensuite ?

Le mandat d’élu municipal ou communautaire reste un mandat de 6 ans : il se terminera donc en 2026.

Lire aussi notre article sur l’organisation du second tour des élections municipales.

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Primaires républicaines : le plébiscite du Président sortant

Alors que les primaires démocrates battent leur plein et que la concurrence se fait toujours aussi rude après plusieurs semaines de campagne, les primaires républicaines se font beaucoup plus discrètes.

Et pour cause, Donald Trump, le président sortant, est assuré de l’emporter, n’ayant que des opposants de forme pour permettre le lancement de sa campagne pour des élections générales.

Pour autant, la campagne des primaires républicaines peut parfois s’éloigner de son but recherché. En l’occurrence, les premières primaires indiquent que certains candidats parviennent à obtenir des scores honorables face à D. Trump. Enfin, puisque le résultat des primaires semble évident, il est important d’essayer de qualifier la participation des électeurs républicains.

Le précédent des primaires républicaines de 2016

Le déroulé des primaires de 2016 indique que cette primo-élection est parfois sujette à des surprises de taille et permet d’anticiper plusieurs facteurs lors des élections générales suivantes.

À rebours de la grande majorité des analyses politiques et des sondages Donald Trump, avec son style outrancier et sa rhétorique nationaliste, parvient à s’imposer face à des cadors de l’establishment républicain. Peu prise au sérieux au début de la campagne, la candidature de celui qui deviendra Président des États-Unis témoigne pourtant très rapidement d’une possibilité de victoire assez nette. Le secret ? Reprendre des électeurs abstentionnistes en jouant sur la fibre nationaliste et la doctrine « America First » et utiliser les réseaux sociaux pour faire passer des messages très percutants et quasiment personnalisés en exploitant les données en ligne.  

Donald Trump gagne ainsi dans plusieurs États de « la ceinture de la rouille » (Rust Bell), États qu’il gagnera de nouveau lors des élections générales lui permettant, en partie, de l’emporter face à H. Clinton.

La menace Bill Weld

Le gouverneur du Massachusetts, en manque de notoriété sur le plan national, mène une campagne qu’il sait perdue d’avance.

Il est parvenu à prendre un délégué dans l’Iowa et à obtenir 9 % des suffrages et des sondages le donnent à 14 % dans le Massachusetts.

Il se positionne comme un modéré capable de gagner dans un État démocrate avec plus de 70 % des suffrages. Il estime par ailleurs qu’il en va de son « devoir moral » d’offrir une opportunité aux électeurs républicains face à Trump.

Malgré cette candidature, Donald Trump aborde les primaires comme une formalité, à juste titre tant la victoire lui semble assurée pour atteindre le nombre de délégués requis.

Un autre élément est de bon augure pour les élections générales à venir. Alors que D. Trump n’a de rivaux sur le papier, la mobilisation et l’enthousiasme de son camp sont très forts.

Les primaires : répétition générale avant l’élection de novembre

Comme l’explique Alex ISENSTADT de Politico, Donald Trump reprend déjà ses habitudes qui l’ont fait gagner en 2016. Il encourage ses fervents supporters à aller voter pour une démonstration de force face aux démocrates, dont les primaires sont bien plus concurrentielles et donc plus médiatisées.

En usant lors de meetings et d’attaques personnifiées envers les caciques du parti démocrate, mais aussi contre les minorités, les médias, voire même certains pays rivaux, le Président entretient une spirale de violence politique à travers les réseaux sociaux.

La recette fonctionne : 31 000 voix obtenues en Iowa quand B. Obama en obtenait 25 000 en 2012, pour sa campagne de réélection. Dans le New Hampshire, l’écart est encore plus important puisque le Président sortant reçoit 129 696 votes, plus du double des totaux de G. Bush et B. Obama.

Donald Trump semble certain de gagner les élections générales et estime que l’objectif des démocrates est de l’éjecter du pouvoir à tous prix. Il dénonce ainsi la mise en accusation dont le procès très médiatisé a finalement abouti à un acquittement.

Cette rhétorique très violente face aux démocrates laisse cependant place à une plus grande incertitude, évoquée par plusieurs commentateurs de la situation politique aux États-Unis : en décrédibilisant ses opposants politiques et en estimant être le seul à pouvoir garder le pouvoir, acceptera-t-il le résultat des urnes en novembre prochain ? 

Retrouvez tous nos articles sur la campagne américaine

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Nos formations pour bien débuter le mandat 2020-2026

Organisme de formation des élus locaux agréé par le ministère de l’Intérieur depuis 2015, Plebiscit s’appuie sur la connaissance des besoins des élus de ses consultants et son réseau de partenaires-formateurs sur la France métropolitaine et ultra-marine pour proposer des formations sur-mesure aux élus qui veulent démarrer leur mandat sous les meilleurs auspices !

Vous souhaitez rapidement satisfaire à l’obligation légale de l’article 2123-12 du CGCT en prévoyant la formation de votre équipe, trouver les financements pour concrétiser un projet annoncé pendant votre campagne, améliorer votre prise de parole en public, vous prémunir de tout faux-pas juridique ou encore revoir la politique d’achats publics de votre collectivité ?

Nous avons sélectionné parmi nos formations celles qui sont les plus demandées par les élus municipaux et intercommunaux et les avons réunies dans un catalogue spécialement conçu pour eux.

Vous trouverez ci-dessous la liste des thématiques et nous vous faisons parvenir un exemplaire du catalogue complet sur simple demande !

Mandat 2020-2026 : les formations à l’attention des élus municipaux et communautaires et de leurs collaborateurs

I – Appréhender les aspects juridiques et techniques du mandat

  • La responsabilité juridique de l’élu
  • Comprendre et maîtriser le budget d’une commune (ou d’une intercommunalité)
  • Les collectivités locales et le financement par le mécénat
  • Les pouvoirs de police du maire
  • Prévention et sécurité : assurer la tranquillité publique sur son territoire (voir aussi ici)
  • L’élu – employeur
  • Les bases de l’urbanisme
  • Les bases du fonctionnement des marchés publics
  • Décrypter une séance de conseil municipal
  • Les formalités administratives incombant au maire
  • Compétences et démarches du service d’état-civil
  • Les débits de boisson
  • Connaitre l’environnement institutionnel pour optimiser son action d’élu
  • Un mandat efficace en tant qu’élu(e) de l’opposition

II – Communiquer efficacement tout au long du mandat

  • La boîte à outils « communication » des élus et de la collectivité
  • Maîtriser votre prise de parole en public
  • L’élu(e) et la communication : des techniques simples pour faire face à toutes les situations
  • L’élu(e), la collectivité et les réseaux sociaux
  • Prévoir et gérer votre communication de crise
  • Réussir vos relations presse
  • Concrétiser et promouvoir votre projet grâce au lobbying institutionnel
  • Briefer votre agence de communication

III – Associer les citoyens à l’orientation politique et la prise de décision

  • Mettre en place un Conseil municipal des enfants/des jeunes/des sages
  • Améliorer vos services au profit des usagers grâce au design de services
  • Rendre votre commune plus accessible aux personnes en situation de handicap (voir aussi ici)
  • Associer les chefs d’entreprises au programme économique de votre territoire
  • Elus et gestion des données : faites de l’open data une opportunité 

IV – Nos autres formations

  • Des réunions plus efficaces grâce aux méthodes créatives
  • Gérer les situations conflictuelles au sein d’une équipe
  • Communication interpersonnelle et programmation neurolinguistique (PNL)
  • Initiation à la pratique de la carte mentale (mind-mapping)

Lire aussi : nos formations collectives du 1er semestre 2020

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Municipales : quelles règles à la veille du scrutin ?

Le 14 mars à minuit marque la fin de la campagne et augure l’ouverture des bureaux de vote. A l’approche du 1er tour des élections, plusieurs points particuliers doivent être connus afin d’organiser au mieux le bon déroulement des opérations électorales. On vous rappelle lesquels pour que vous puissiez envisager paisiblement cette échéance.

Interrogations, stress ou impatience caractérisent l’aube du premier tour. Il faut cependant garder la tête froide et éviter de prendre les mauvaises décisions qui pourraient affecter le travail de longue haleine abattu (voir aussi notre article de 2017 « Veille du scrutin : journée de tous les dangers »).

Les candidats disposent de divers moyens de communication dont l’usage est encadré tout au long de la campagne électorale et spécifiquement durant ses dernières heures. Ainsi, sont interdits sous peine de sanction pouvant aller jusqu’à l’inéligibilité :  

  • A partir de la veille du scrutin à 00h (dans la nuit de vendredi à samedi) il est formellement interdit de distribuer ou faire distribuer des bulletins, circulaires et tracts.
  • L’appel téléphonique d’électeurs afin d’orienter leur décision est condamnable.
  • Attention, à partir du mois de juin, les réunions publiques, incontournables de la campagne électorale seront également désormais à la veille du scrutin (voir notre article de septembre 2019 « Modifications du code électoral : à quoi s’attendre pour les municipales ?« ). Rien ne change pour ces élections municipales : il est toujours possible de tenir une réunion publique le samedi, mais sans toutefois distribuer de document.
  • Enfin, l’article 11 de la loi n° 77-808 du 19 juillet 1977 relative à la publication et à la diffusion de certains sondages d’opinion prévoit que la veille de chaque tour de scrutin ainsi que le jour de celui-ci, sont interdites, par quelque moyen que ce soit, la publication, la diffusion et le commentaire de tout sondage ayant un rapport avec l’élection.

Parfois, dans le feu de la campagne, des propos injurieux et critiques peuvent être tenus dans la presse. Le candidat qui s’estimerait diffamé peut alors exercer un droit de réponse. Vous ne pouvez exercer votre droit de réponse que dans l’édition ou les éditions dans laquelle a paru l’article. Alors qu’un délai de trois jours est prévu pour l’insertion d’une réponse par le directeur de la publication, ce délai est réduit à 24 heures en période électorale.

Besoin de conseils supplémentaires ? Contactez-nous !

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Le Super Tuesday

Le Super Tuesday est un incontournable des primaires aux Etats-Unis. Lors de cette grande journée électorale, 1357 délégués ont été désignés pour la Convention Nationale qui consacrera le candidat démocrate face à D. Trump.

Les candidats en lice étaient encore nombreux la semaine précédent ce vote crucial. Se trouvaient du coté modéré J. Biden, ancien vice-Président sous B. Obama, la sénatrice du Minnesota A. Klobuchar, le maire de South Bend, P. Buttigieg, le philanthrope T. Steyer, ainsi que la candidate représentante d’Hawaï T. Gabbard (dont les résultats sont négligeables). À ce panel de candidats s’ajoute l’ancien maire de New-York, le multimilliardaire M. Bloomberg. L’ensemble de ces candidats soutient une inflexion relative des politiques états-uniennes, dans la continuité de celles menées par B. Obama.

Le principal argument de ces candidats ? La nécessité de défaire D. Trump lors des élections générales de novembre.

De l’autre coté de la fracture idéologique prégnante au sein du parti démocrate se trouvent les radicaux E. Warren, sénatrice du Massachusetts et B. Sanders, sénateur du Vermont et déjà candidat aux primaires de 2016 face à H. Clinton. Ces derniers promeuvent une transformation radicale de la politique américaine en usant des prérogatives de l’État pour surseoir aux droits élémentaires de la population comme l’accès à la santé et à l’éducation, mais aussi la dépénalisation du cannabis, l’effacement de la dette étudiante … Leurs détracteurs leur reprochent de ne pas avoir de financement fiable pour mener ces politiques.  

Contexte : des ralliements inattendus de dernière minute

Le contexte précédent le Super Tuesday est plutôt favorable à B. Sanders qui remporte le New Hampshire et le Nevada autant en nombre de voix qu’en nombre délégués, malgré l’énorme cafouillage lors de l’obtention des résultats du Caucus de l’Iowa, première étape des primaires. Il est par ailleurs au coude-à-coude avec P. Buttigieg dans l’Iowa mais largement distancé par J. Biden en Caroline du Sud, dernière étape avant le Super Tuesday.

Les premiers résultats permettent de scinder l’électorat selon leurs caractéristiques sociologiques et leur vote vers un candidat modéré ou un candidat radical. Les jeunes, les latino-américains ainsi que les indépendants votent en majorité pour B. Sanders tandis que les démocrates plus âgés, plus riches, ainsi que les électeurs africain-américains votent en plus grande majorité pour les modérés.

C’est à l’issue de la primaire de Caroline du Sud que Tom Steyer abandonne la course, le 29 février, après des scores décevants. P. Buttigieg et A. Klobuchar qui ne parviennent pas à s’imposer en Caroline du Sud, État avec une forte population africaine-américaine et déterminant pour les élections générales, abandonnent leur campagne respective. A. Klobuchar rallie immédiatement J. Biden tandis que P. Buttigieg prendra cette décision quelques jours après.

Résultats : Joe Biden – le champion de la gauche centriste

La campagne s’éclaircit alors avec J. Biden, T, Gabbard et M. Bloomberg d’un coté et B. Sanders ainsi que E. Warren de l’autre.

Dans la continuité de sa victoire en Caroline du Sud, J. Biden l’emporte dans les États du Sud comme l’Alabama, l’Arkansas, l’Oklahoma et le Tennessee mais aussi dans d’autres États où la population est plus aisée comme la Virginie. Le ralliement de la sénatrice du Minnesota lui permet de prendre l’État du Nord du pays.

La surprise provient de deux États : le Massachussetts, d’où est élue la sénatrice E. Warren qui est sèchement battue et arrive derrière J. Biden et B. Sanders malgré un électorat favorable aux radicaux. Les supporters de B. Sanders ne manqueront alors pas d’appeler au retrait de la sénatrice et de critiquer les conséquences du maintien de sa candidature. Un grand État, pourvoyeur de 228 délégués sur les 3 979 sur l’ensemble des primaires, est remporté de justesse par J. Biden, bien que B. Sanders était donné gagnant.

Ce dernier remporte tout de même la Californie, plus grand pourvoyeur de délégués, ainsi que le Colorado, l’Utah et le Vermont, lui permettant de rester largement en course, avec 80 délégués de retard sur son concurrent J. Biden.

La fracture idéologique du parti et la décomposition du vote selon les caractéristiques sociologiques de la population se confirme à l’issue du Super Tuesday, annonçant une campagne haletante et longue pour les deux septuagénaires. L’objectif est de s’opposer en permettant tout de même un rassemblement ultérieur face à D. Trump.

Quels enseignements tirer ?

Dans l’optique des élections municipales en France, un enseignement majeur est à tirer : la dynamique l’emporte sur l’arithmétique.

Bien que très présent sur le terrain, donné gagnant dans plusieurs États, une adhésion de l’électorat démocrate aux idées défendues, le sénateur B. Sanders s’est fait reprendre par le candidat J. Biden, qui enchaine les approximations et erreurs de communication comme de fond. Son passé ne joue pas en sa faveur puisqu’il a voté pour la guerre en Irak, contre le mariage gay et a entretenu une politique ségrégationniste. Son comportement envers les femmes est également pointé du doigt. À tout cela s’ajoute le fait que J. Biden n’a pas fait campagne dans tous les États remportés.

Et pourtant, il est parvenu à écrire l’histoire de sa campagne, celle d’un perdant qui revient en force. Il est par ailleurs largement perçu comme le candidat le plus rassembleur, capable de prendre des voix aux Républicains modérés (la même analyse était faite avec H. Clinton).

Cette dynamique de campagne se retrouve en partie lors des élections municipales lors de l’entre deux tours. Avec une seule semaine de battement, une dynamique est difficile à inverser même avec une campagne très bien organisée. Il est donc primordial d’éviter au maximum une dispersion des listes afin d’arriver en tête lors du premier tour et de s’imposer lors du second.

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La procuration, c’est maintenant !

S’il est théoriquement possible de donner procuration jusqu’au jour du scrutin, il vaut mieux s’assurer que la demande aura le temps d’être transmise jusqu’au bureau de vote : alors, les procurations pour les élections municipales, c’est maintenant !

Pourquoi ?

Evidemment, pour pouvoir voter si l’on est absent(e) ou que l’on ne peut pas se déplacer le 15 ou le 22 mars.

Mais du côté des candidats, c’est aussi une bonne occasion de s’assurer de quelques voix supplémentaires.

Nous recommandons ainsi aux équipes que nous accompagnons de se constituer un vivier de mandataires (c’est-à-dire de personnes à qui l’on donne procuration) dès le début de la campagne ; puis de proposer, lors des porte-à-porte notamment, ce service aux citoyens qui ne pourraient aller voter.

Comment ?

En téléchargeant le formulaire sur le site Service-Public.fr puis en vous présentant en personne, avec une pièce d’identité, au commissariat de police, à la gendarmerie, ou au tribunal de votre domicile ou de votre lieu de travail. Si, pour raison de santé, vous ne pouvez vous déplacer, vous pouvez contacter le commissariat ou la gendarmerie qui dépêcheront un officier à votre domicile.

Le mandant (celui qui établit procuration à l’attention du mandataire) doit ensuite informer le mandataire qu’il lui a donné procuration. Ce dernier votera ensuite dans le bureau de vote du mandant, en présentant sa propre pièce d’identité.

Plus d’infos en vidéo avec « Dis, c’est quoi une procuration » réalisé par France3.

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