PlebiscitCamp 2019 : le Québec à l’honneur !

Après le Belge Stephen BOUCHER en 2018, c’est Catherine FOURNIER, députée québécoise indépendante, sera le grand témoin de notre prochain PlebiscitCamp !

Élue pour la première fois en décembre 2016, Catherine devient à 24 ans la plus jeune femme de l’histoire du Québec à faire son entrée à l’Assemblée nationale.

Réélue en 2018, elle quitte le Parti québécois en mars 2019, considérant que malgré les efforts de revitalisation du parti et de reconquête des jeunes, sa démarche de renouvellement a été un échec.

Elle lance en parallèle la plateforme en ligne « Oui, il faut que ça bouge »

Elle nous parlera du succès de cette démarche et, dans son rôle de Grand Témoin, nous apportera tout au long de la journée des éléments de comparaison avec l’utilisation des technologies dans les campagnes outre-atlantique.

Pour en savoir plus sur le PlebiscitCamp, visitez le site dédié.

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Elections : et si les néophytes étaient désormais les favoris ?

Macron en France, Caputova en Slovaquie, Zelensky en Ukraine… Alors que la tendance au « dégagisme » se confirme, les primo-candidats semblent avoir le vent en poupe.

Une femme présidente en Slovaquie

Entrée en campagne il y a à peine un an, l’avocate et militante Zuzana Caputova devient la première présidente de la Slovaquie, remportant à près de 54% des voix la bataille contre Maroš Šefčovič, poids lourd du parti social-démocrate au pouvoir et actuel vice-président de la Commission européenne.

En Slovaquie, la présidence relève davantage de l’apparat, de la représentation. Toutefois, cette victoire est riche de symboles : première femme à accéder à ce poste, elle s’est fait connaitre par ses combats environnementaux, sa lutte contre la corruption et ses idées libérales tant en matière économique que sociale.

Reste maintenant au parti que Zuzana Caputova a fondé il y a quelques mois à se mettre en action et faire ses preuves. Et on le voit avec les multiples difficultés du néo-candidat, aujourd’hui Président, Emmanuel Macron : les choses peuvent rapidement devenir périlleuses !

La comparaison n’est pas innocente : les adhérents de ce parti se sont inspirés et se comparent à En Marche ! On leur souhaite de remporter le même succès aux élections législatives : sans soutien parlementaire, il leur sera difficile de lutter contre l’inertie d’un système que leur candidate a pointé pendant toute la campagne.

Un comédien à la tête de l’Ukrain post-Euromaïdan ?

En Ukraine, la réalité a rejoint la fiction : l’acteur et humoriste Volodymyr Zelensky, très connu dans les pays russophones, vient de remporter le premier tour de l’élection présidentielle devant l’actuel chef de l’État, Petro Porochenko ou encore Iulia Timochenko, étoile montante aujourd’hui controversée de la scène politique ukrainienne.

Zelensky qui est, depuis 2 saisons, l’acteur principal d’une série dans laquelle il figure un professeur … devenu président. Il crée, en parallèle, son parti il y a an et se déclare officiellement candidat fin décembre 2018.

Le second tour devrait avoir lieu le 21 avril prochain. S’il est élu, il sera lui aussi confronté à la mise en oeuvre de sa politique : son programme est flou, et ses meetings de campagne ressemblent davantage aux shows que l’on voyait en France sous la IIIe République qu’à un exposé de ses objectifs ou une présentation de l’équipe qui l’entourera.

Quelles leçons pour les futur(e)s candidat(e)s aux scrutins en France ?

Alors, si l’on en revient aux prochaines élections qui vont faire la France, à savoir les municipales de 2020, puis les départementales et régionales de 2021, les néo-candidats sont-ils les mieux placés pour remporter la victoire ?

Devraient-ils partir au tout dernier moment et mener une campagne éclair ? Au contraire, les candidats sortants devraient-ils déjà être sur le terrain pour rattraper un retard dont ils n’ont pas conscience ?

Nous pensons que plus que jamais, c’est la personnalité qui va faire la différence. Nous avons d’ailleurs élaboré et donné plusieurs fois une formation intitulée « Bilan, programme, personnalité« , afin de travailler sur ces 3 aspects-clés des prochaines campagnes.

Nous pensons également que les outils de terrain, couplés -et non substitués- à une campagne-relais sur le web doit commencer tôt pour porter ses fruits.

Et nous pensons enfin que les citoyens ne sont plus dupes des effets d’annonce : s’ils ont soif de « têtes nouvelles » et d’idées neuves, ils attendent des candidats crédibles et fiables avec autour d’eux une équipe identifiée, et un programme ambitieux et réaliste.

La politique des idéaux n’est peut-être pas morte, mais le pragmatisme a bel et bien pris le dessus !

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Inscrivez-vous au PlebiscitCamp sur les nouvelles formes de mobilisation en politique !

Le 6 décembre prochain à Paris, participez à une journée de formation inspirante et concrète.

En compagnie d’experts venus de toute l’Europe (et au-delà… mais on en reparlera !) et aux horizons professionnels bien plus divers encore, réinventez votre démocratie locale et repensez votre manière d’aller au contact du citoyen !

Voir les intervenants confirmés et le programme

 

Si vous souhaitez une prise en charge par le DIF (droit individuel à la formation des élus), vous pouvez directement nous faire parvenir le dossier de demande de financement en pièce jointe signé et complété avant le 6 octobre prochain.

Si vous souhaitez une prise en charge par votre collectivité, merci de nous contacter pour que nous établissions une convention de formation.

 

 

 

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Europe : à droite toute !

Pays-Bas, Hongrie, France, Autriche, Pologne, Allemagne ou Italie : l’extrême-droite s’impose peu à peu comme une force politique incontournable en Europe.

L’Autriche, bis repetita

Une tendance amorcée au début du siècle, avec notamment l’entrée de Jörg HAIDER, leader du parti d’extrême-droite FPÖ, dans la coalition gouvernementale autrichienne en 2000, déclenchant alors un tollé partout en Europe.

Presque 20 ans plus tard, le FPÖ revient au gouvernement et décroche des portefeuilles influents tels que l’Intérieur ou la Défense mais l’indignation n’est plus de mise. Donald TUSK, président polonais du Conseil européen, affirme par exemple croire au « rôle constructif et pro-européen » que jouera le nouveau gouvernement autrichien dans l’Union européenne (UE). On l’espère, d’autant plus que l’Autriche prendra la présidence de l’Union européenne le 1er juillet 2018 pour 6 mois !

Mais l’Autriche n’est pas la seule dans ce cas : une dizaine de coalitions comprenant des partis d’extrême-droite se sont formées ces dernières années dans l’UE, avec des succès variables.

Ailleurs, des succès variables …

Aux Pays-Bas par exemple, le PVV de Geert WILDERS a fait partie du gouvernement de Mark RUTTE pendant 2 ans, avant de connaître une véritable déroute électorale puis de revenir en force aux législatives de 2017.

En Allemagne, le NPD (parti nationaliste) menacé plusieurs fois de dissolution, a réussi à obtenir des sièges au Parlement européen en 2014 et l’AfD a réalisé un score historique aux législatives de septembre 2017, obtenant 90 sièges au Parlement.

En France, malgré une défaite cuisante au second tour de la présidentielle, le Front national a confirmé sa place dans le paysage et la vie politiques français. Le choc du 21 avril est bien loin, à tel point qu’aujourd’hui les observateurs sont surpris lorsque ce parti ne parvient pas à se hisser au second tour de scrutin.

…et quelques « poches de résistance »

En Irlande, l’extrême-droite est inexistante. En Espagne, au Portugal, les électeurs se tournent bien plus facilement vers l’extrême-gauche que vers l’extrême-droite. Au Luxembourg, en Slovénie, à Malte, elle peine à émerger.

Alors que faire ?

Bouc-émissaire des partis d’extrême-droite qui obtiennent souvent de bons scores aux élections européennes, l’UE reste un rempart à la montée des populismes du fait même des valeurs d’union et de paix qui la fondent.

La promouvoir, dénoncer les contre-vérités et les arguments simplistes des partis d’extrême-droite à son égard, démystifier le travail au sein des institutions européennes, … autant de pistes pour celles et ceux qui craignent déjà qu’une vague extrémiste n’emporte les prochaines élections européennes de 2019.

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Financement des partis européens : la réforme qui ne change rien !

 « Les partis politiques au niveau européen contribuent à la formation de la conscience politique européenne et à l’expression de la volonté politique des citoyens de l’Union » (art. 10, paragraphe 4, du traité sur l’Union européenne). Sauf que…

Sauf que dans la réalité du Parlement européen, les partis politiques (Parti populaire européen -PPE-, Parti socialiste européen -PSE-, Alliance des démocrates et libéraux -ADLE, pour ne citer que les plus importants) ne sont ni plus ni moins que des émanations des partis politiques nationaux, une agrégation de lignes politiques nationales, une sorte de mythologie uniquement compréhensible des #EUGeeks les plus chevronnés.

C’est particulièrement flagrant lors des réunions de groupe lorsque, sur des dossiers épineux (comprendre : qui pourraient aller à l’encontre d’intérêts économiques nationaux ou d’une législation nationale plus culturelle que rationnelle), le groupe décide sur tel ou tel point de laisser ses eurodéputés libres de leur vote. Difficile, dans ses conditions, de penser que les partis politiques européens remplissent réellement le rôle qui leur a été assigné par le traité.

Mais c’est décidé, les choses vont changer : Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne depuis 2014 (et donc en plein bilan de mi-mandat) l’a annoncé haut et fort dans son dernier discours sur l’état de l’Union.

Son équipe a préparé une série de modifications du règlement de 2014 relatif au statut et au financement des partis politiques européens, qu’il « conviendrait d’adopter et d’appliquer (…) avant les élections européennes de 2019 », dixit le communiqué de presse de la Commission.

Le but ? « Accroître la transparence pour que les citoyens votent en connaissance de cause, améliorer la légitimité démocratique pour que le financement reflète mieux l’électorat européen et renforcer l’application de la législation afin que les abus puissent être punis et les fonds récupérés ».

On dit bravo, en particulier sur la réforme du financement dont la proportionnalité aux résultats du scrutin sera renforcée. Enfin, sur le papier car si on regarde de plus près, cela ne changera rien pour les trois grands partis mais affaiblira davantage les petits (voir les simulations réalisées par la Commission, page 6 de la proposition de règlement). Surtout, avec un scrutin tous les 5 ans, dont la campagne passe quasi inaperçue et reste partout marquée par des débats majoritairement nationaux, on doute toutefois qu’elle permette véritablement « d’améliorer la légitimité démocratique » des parlementaires européens.

On apprécie, aussi, le sens du détail : les partis nationaux auront l’obligation de publier le programme et d’apposer le logo du parti européen auquel ils sont affiliés, ainsi que la «répartition hommes/femmes actuelle de leurs membres siégeant au Parlement européen».

Qu’on se le dise, la Commission ne reculera plus devant rien pour assurer la transparence et promouvoir la démocratie ! Attendons de voir si les partis, par le biais des parlementaires qu’ils ont envoyé siéger à Bruxelles et Strasbourg, abonderont dans son sens lors de l’examen au Parlement. Qui sait, étant eux aussi en pleine période de mi-mandat, certains eurodéputés pourraient même vouloir aller plus loin…

 

Lire la proposition de règlement

Voir la répartition des fonds alloués par le Parlement européen par parti et par an (données 2017)

 

 

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Une impression de déjà-vu

Ils sont 3 depuis à s’être officiellement annoncés candidats à la primaire républicaine pour la présidentielle de 2016, mais le premier déclaré, à la surprise de certains, fut le sénateur Ted Cruz, en mars dernier.

Face à lui : les sénateurs Marco Rubio et Rand Paul, auxquels devrait aussi venir se confronter Jeb Bush, troisième du nom et dores et déjà donné favori du camp républicain.

De cette candidature annoncée, on retient pour le moment le logo adopté par Ted Cruz qui n’est pas sans nous rappeler une certaine flamme bleu blanc rouge, de plus en plus présente dans notre paysage politique ici en France… Fruit du hasard ? On envisage en tout cas difficilement qu’il s’agisse là d’un clin d’oeil délibéré des équipes outre-atlantique au parti frontiste français.

Néanmoins lorsque l’on s’intéresse un tant soit peu à la réputation ultra conservatrice du candidat issu du Tea Party, qualifié par un certain John McCain lui même « d’oiseau cinglé de la droite », le rapprochement peut s’avérer tentant…

Quoi qu’il en soit, comment ne pas mettre l’accent sur un manque d’originalité cuisant dans le choix de cette flamme ! Symbole repris à maintes reprises dans tant de contextes divers et variés, on aurait pu espérer un peu plus de réflexion de la part des opposants d’Obama.

Cerise sur le gâteau, son adversaire à la primaire républicaine, Rand Paul, a également dévoilé son logo pour 2016 et il semblerait que « raviver la flamme » soit pour lui aussi un objectif prioritaire…

FAIRE DU NEUF AVEC DU VIEUX ?

Pourquoi pas. Obama en 2008 avait entrepris lui aussi de reprendre les teintes du drapeau américain, adaptées à la lettre O de son nom. Le hic pour Ted Cruz et son logo aux couleurs des Etats-Unis c’est que bon nombre de ses compatriotes voient là le Stars and Stripes en feu… Incongru de la part d’un représentant du Tea Party !

On imagine alors la frustration au sein de l’équipe du républicain, soucieuse de symboliser la grandeur de l’Amérique ravivée à travers ce logo, tantôt réduit à une larme, tantôt interprété comme la mise au bûcher d’un symbole intouchable!

En somme, l’illustration parfaite d’une théorie incontestablement avérée (on pense aussi au tout nouveau logo du service communication de l’Elysée): de l’émetteur au récepteur, le message se transforme et ce, sans grande considération pour toute intention initiale, aussi noble soit-elle… 

 

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