Une bonne campagne électorale sur les réseaux sociaux, c’est quoi ?

Il y a quelques temps, nous nous posions ici la question de savoir si les campagnes électorales se gagnaient aujourd’hui en ligne. Si nous n’avons pas changé d’avis quant à la réponse, alors que de nombreux candidats entrent dans l’arène des municipales, il nous a semblé important de revenir sur une question subséquente : comment faire campagne efficacement sur les réseaux sociaux ?

Certains se demandent peut-être encore pourquoi faire campagne sur les réseaux sociaux ?

Il suffit de regarder la place qu’ils prennent dans nos vies pour avoir une idée de la réponse : 35 millions d’utilisateurs actifs mensuels de Facebook en France ; 16 millions de visiteurs uniques par jour sur YouTube ; 46 minutes par jour en moyenne sur nos smartphones, etc.

Au vu de ces chiffres, et si nous restons convaincus qu’une élection se gagne toujours au contact des électeurs, votre communication en tant que candidat ne peut évidemment plus se contenter de la version print !

Et maintenant alors, comment bien relayer votre communication classique sur les réseaux ?

  • D’abord, ça va sans dire mais ça va mieux en le disant : en vous conformant aux obligations légales applicables à tous vos documents électoraux et à la communication électorale. Ce qui se dit, s’échange, se publie en ligne ne diffère en aucun point de ce que vous imprimez, tractez …
  • Ensuite, en choisissant bien vos réseaux sociaux : Facebook est un incontournable, Twitter est surtout utile dans les plus grandes villes et, concernant les plus petites, pour réaliser une veille efficace ; LinkedIn permet de mettre en avant un réseau, des compétences et de gagner en crédibilité, etc.

L’essentiel est de bien savoir les utiliser et de ne pas se disperser : sachez cibler votre électorat, par exemple par le biais d’une analyse de votre socle électoral, et choisissez votre ou vos réseaux de prédilection en conséquence.

  • Enfin, en adaptant vos supports, votre message et sa forme aux différents réseaux.

Quelques exemples : pensez à utiliser les mots-dièses, à demander des versions allégées de vos différents supports de communication afin d’en faciliter le téléchargement mobile, à vérifier la taille exacte des bannières et photos de profil afin de les afficher correctement sur chaque réseau ou encore à vérifier les statistiques de chacun des réseaux que vous utilisez pour savoir à quel moment un post rencontrera le plus de public et en maximiser l’effet …

Avec ces quelques conseils, vous devriez déjà pouvoir concevoir votre stratégie de communication en ligne. Vous sentez que vous avez besoin d’aide ou vous souhaitez des conseils personnalisés ?

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Modifications du code électoral : à quoi s’attendre pour les municipales ?

En l’état du projet de loi, à pas grand’chose, mises à part les conditions d’éligibilité de certains hauts fonctionnaires déjà visés. Reste que ce texte, provoqué par quelques errances au cours des législatives de 2017, change les règles des prochains scrutins et notamment ceux des départementales de 2021. On vous en livre ici les principales modifications.

Plus de réunions publiques la veille du scrutin

Jusqu’à présent, il était possible (et même recommandé !) de tenir une réunion publique le samedi précédent le scrutin. Rappel à l’attention des candidats aux municipales de 2020 : il reste interdit, au cours de ces réunions, de distribuer tout élément de propagande électorale !

A partir de 2020, cette possibilité ne sera plus offerte que jusqu’au vendredi minuit avant le scrutin.

Bulletin de vote : photo ou pas photo ?

Eh bien finalement : photo ! Contrairement à la proposition initiale du Sénat, le futur code continuera de permettre de faire apparaître emblème ou photo du candidat sur les bulletins, à certaines conditions :

  • uniquement la ou les photos des candidats à l’élection concernée (sauf pour Paris, Lyon et Marseille où la photographie du candidat à la mairie de la ville pourra être ajoutée)
  • pas de photographie d’animaux (ce qui à notre sens peut aisément être contourné par leur représentation sous forme d’emblème)
  • pour les départementales et communautaires, pas de photo du candidat pressenti pour diriger l’assemblée.

Comptes de campagne et dons

Attention, changement majeur ! Candidats et partis pourront enfin recueillir des dons par le biais de plateformes de paiement en ligne, type PayPal par exemple. Jusqu’à présent, les dons ne pouvaient jamais transiter par un compte tiers entre celui du particulier et celui du mandataire financier. Une amélioration notoire !

Par ailleurs, seront dispensés d’expertise-comptable les candidats qui ont obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés, sous un plafond de recettes et dépenses fixé par décret. Cela ne signifie toutefois pas qu’ils sont dispensés de présenter leurs comptes !

Enfin, la présentation des compte ne sera obligatoire que lorsque le candidat aura dépassé 1 % des suffrages exprimés ou s’il a bénéficié de dons de personnes physiques

Entrée en vigueur en plusieurs temps

Comme indiqué en introduction, l’entrée en vigueur est prévue fin juin 2020, sauf concernant l’accès au scrutin des sous-préfets, secrétaires généraux de préfecture et directeurs de cabinets des préfets qui ne pourront se présenter aux élections locales dans le ressort où ils ont exercé leurs fonctions pendant deux ans après la fin de leurs fonctions ( contre un an à l’heure actuelle).

En revanche, un décret serait en cours de rédaction pour clarifier une règle bien connue, et souvent appliquée de manière disparate par les commissions départementales de propagande, quant à la combinaison des couleurs bleu, blanc et rouge sur les documents officiels de propagande (affiches & professions de foi).

Le secrétaire d’Etat a en effet précisé que c’était bien la combinaison, et non la juxtaposition de ces couleurs qui est prohibée. Une candidate posant sur son affiche officielle en veste rouge sur une robe blanche avec un fond de ciel bleu ne serait donc plus inquiétée.

Lire la proposition de loi

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Les réunions publiques en campagne, must have ou has been ?

Eh bien tout dépend de la manière dont vous les organisez ! Nos conseils pour que les vôtres rentrent dans la première catégorie, celle des must !

Les réunions publiques restent un incontournable de la campagne et restent souvent des moments attendus par vos soutiens ainsi que par certains citoyens, au point que si vous ne sacrifiez pas à ce rituel, cela pourrait vous être reproché.

Toutefois, les choses ont bien changé depuis les premières réunions festives telles qu’organisées sous la IIIe République ! Régulièrement sollicités pour des cafés-débats ou des ateliers participatifs, les citoyens intéressés à participer à vos réunions de campagne y viendront avec des attentes et des objectifs précis auxquels vous et votre équipe allez devoir répondre.

Commençons par leurs objectifs.

Nous en avons déjà parlé ici, le bilan, le programme et la personnalité des candidats seront déterminants au moment du vote.

Les citoyens seront donc particulièrement intéressés à connaitre votre bilan, le programme que vous leur soumettez et la personnalité des différents membres de votre liste et il s’agit d’organiser votre ou vos réunions publiques de manière à ce qu’ils puissent en être sincèrement informés.

Prévoyez des présentations vidéo, des supports à projeter simples et clairs, des temps d’échanges informels et bien sûr des moments de questions/réponses pendant lesquels chacun pourra apporter sa pierre à l’édifice de votre programme.

Quelles attentes ?

En quelques mots ?

  • Un timing respecté (si vous annoncez 18h30-20h, restez impérativement dans ce cadre)
  • Des interventions pratiques, pertinentes, variées : il est loin le temps des discours-fleuves ! Y compris lorsque des « poids lourds » locaux et/ou politiques vous font l’honneur d’intervenir, soumettez-les à la même règle : un discours de 10 mn, même du meilleur orateur, c’est trop long !
  • Un cadre informel : évitez le pupitre et descendez dans l’arène ! Inspirez vous des méthodes de la démocratie participative, faites intervenir les participants …
  • Le verre de l’amitié n’est évidemment pas obligatoire, mais permet un moment convivial pendant lequel les échanges peuvent être poursuivis sur un ton moins formel

Quelques conseils

En tant que candidat, vous avez aussi des attentes !

La première : que votre salle soit remplie ! Pour ce faire, pensez aux invitations nominatives, au porte-à-porte, à la création d’un événement sur vos réseaux sociaux et au communiqué à la presse.

Pensez également à mettre en place une table d’accueil, qui vous permettra de savoir en temps réel quels invités sont déjà là et ceux à qui vous devez envoyer un SMS de relance, mais aussi de récupérer les coordonnées de ceux qui sont spontanément venus.

La seconde : une réunion qui se déroule sans anicroche ! Testez en amont tous les matériels (rétroprojecteur, micro…) dont vous aurez besoin le jour J, ainsi que vos supports (lisibilité, fautes d’orthographe). Testez également votre discours et ceux de votre équipe auprès de votre premier cercle. Et prévoyez une ou deux personnes qui serviront au besoin de service d’ordre !

Une fois que tout est vérifié, détendez-vous ! Pour aller à la rencontre des citoyens, il est important d’arriver confiant et ouvert. N’oubliez pas, votre campagne est faite d’une multitude d’actions : vous ne jouez pas votre élection sur une seule réunion !

Besoin de plus de conseils ? Contactez-nous !

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Municipales 2020 : comment constituer votre équipe ?

Une campagne des municipales se gagne toujours en équipe ! Nos conseils pour organiser autour de la tête de liste une structure efficace.

Vous êtes prêt(e) et peut-être vous êtes-vous même déjà lancé(e) ? Alors il est plus que temps d’organiser votre équipe.

Le directeur ou la directrice de campagne : l’essentiel « bras droit » du candidat

En général, on le choisit « en creux » du candidat : un homme lorsque la candidate est une femme, issu de l’associatif quand le/la candidat(e) vient du libéral, etc.

Mais attention, il s’agit surtout de s’assurer de sa rigueur, de ses qualités organisationnelles et relationnelles et, encore plus important : que vous sachiez travailler l’un(e) avec l’autre en excellente intelligence.

En tant que candidat, une fois votre « bras droit » désigné, laissez-lui les tâches logistiques, de prise de rendez-vous, de premières entrevues avec de potentiels nouveaux membres de l’équipe etc. Concentrez-vous sur vos rencontres avec vos électeurs et organisez votre emploi du temps en conséquence.

Les sympathisants, les militants

Tout aussi essentiels, vous devez fédérer autour de votre campagne des sympathisants, des soutiens, des militants, prêts à donner un peu de leur temps pour vous aider dans votre campagne.

Demandez à votre premier cercle d’accueillir des réunions d’appartement : elles vous permettront de vous faire connaitre et de faire connaitre votre projet et partant, de faire grossir les rangs de vos soutiens.

Certains sont parfois réticents à apparaître aux côtés d’un candidat : rassurez-les, ils peuvent se rendre utiles tout en restant discrets ! Proposez leur par exemple de prendre en charge la veille presse, la rédaction d’une partie de votre programme, ou encore de tenir à jour le recueil des données issues de votre porte-à-porte

Ces soutiens sont précieux, traitez-les comme tels ! Pensez aux petites attentions, aux remerciements, … En d’autres termes, prenez soin de votre équipe et elle prendra soin de vous !

Les colistiers

A ce stade, il est encore bien trop tôt pour choisir quel poste attribuer à tel ou tel autre de vos colistiers. Sauf compétence particulière inhérente à la profession ou au parcours personnel de l’un d’eux qui le désignerait d’office comme adjoint à la culture ou à l’urbanisme par exemple, mieux vaut vous concentrer sur la première étape : l’élection !

Le mandataire financier

Vous vous présentez dans une commune de plus de 9 000 habitants ? Vous avez l’obligation de désigner un mandataire ou de créer une association de financement.

Pour notre part, on préfère la forme mandataire « personne physique » à l’AFE ; mais sur le fond, rien ne les distingue : ils sont soumis exactement aux mêmes obligations.

Les qualités requises ? Appétence pour les chiffres, sens du détail et rigueur. Un poste à responsabilité qui peut parfois effrayer, mais rassurez-les : s’il y a un souci sur vos comptes de campagne, c’est vous, candidat(e) qui serez inquiété, pas votre mandataire !

Besoin d’aide pour recruter et/ou organiser votre équipe ? Contactez-nous !

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Logiciels de campagne : une nouvelle approche des élections

Puisque les données tendent à infiltrer chaque structure de la société, quid des campagnes électorales et du déroulé des élections ? Les logiciels de campagne, comme PREVIOO, développé par Plebiscit, connaissent un succès croissant à l’approche des municipales.

Pourquoi utiliser un logiciel de campagne ?

Parce qu’ils permettent d’identifier les électeurs (nom, prénom et adresse), mais aussi et surtout car ils sont de bons outils pour structurer la campagne, tant dans l’animation de l’équipe, de la gestion quotidienne du compte de campagne, que dans la communication, en permettant le partage de documents ou d’informations internes.

Il est important de choisir et de commencer à utiliser son logiciel le plus tôt possible pour qu’il soit pleinement efficace en période de campagne électorale. Non seulement vous et votre équipe le maîtriserez mieux, mais aussi vous pourrez capitaliser sur les données que vous aurez déjà récoltées.

Reste que ces outils de campagne, et notamment PREVIOO, s’adressent autant à des élus et candidats en campagne. En effet, en cours de mandat, ils permettent de maintenir la relation citoyenne et de poursuivre son activité politique en parallèle de son mandat.

Plus d’infos sur PREVIOO

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Documents de campagne : les supports au soutien de votre stratégie

En-dehors de la propagande officielle déterminée à l’article R39 du Code électoral (affiche, profession de foi et bulletin de vote), de nombreux autres supports peuvent être utilisés au cours de votre campagne électorale : tract, carte de passage, programme, goodies, … leur utilisation est fonction de votre stratégie et de vos objectifs. On vous donne quelques pistes !

Le « print » : impossible de s’en passer

Eh oui, impossible de ne pas distribuer un tract ou une lettre de candidature, alors même que nous sommes à l’ère du tout numérique !

Pourquoi ? Parce que laisser un document lors de votre porte-à-porte, au terme d’une réunion d’appartement ou au cours d’une séance de tractage est le meilleur moyen de laisser une trace de votre rencontre avec le citoyen.

Parmi les multiples documents que vous pouvez prévoir :

Le bilan de mandat, si vous êtes élu sortant de la majorité, vous permettra de mettre en valeur les mesures de votre mandat et notamment le respect de vos engagements. Attention, à partir du 1er septembre, il n’est plus possible de le faire réaliser par votre collectivité ! Si vous êtes élu de l’opposition ou nouveau candidat, le bilan de mandat est également l’outil de synthèse qui va ouvrir vers votre futur programme.

Le programme est un indispensable de la campagne électorale. Qu’il soit sobre ou plus détaillé, il va permettre de résumer vos différents engagements sur les années à venir et de proposer un projet sur lequel vous vous appuierez pendant votre campagne, tout particulièrement lors des portes à portes.

Le tract : A5, A4, recto seul ou recto verso, simple ou pli croisé … Tout est envisageable ! Seul impératif : un coût le plus bas possible et une conception efficace. En effet, un tract n’est parcouru que quelques secondes avant d’être jeté ou mis au fond d’un sac. Votre message doit donc être très explicite dans sa rédaction et soutenu par un visuel très clair.

Parmi les autres documents, certains sont davantage propices à optimiser votre campagne sur le terrain, comme la carte de visite est toujours utile pour laisser ses coordonnées, notamment pour recruter de nouveaux adhérents ou militants. Peu chère à concevoir et à fabriquer, prévoyez-en dès le début de la campagne un stock suffisant.

La carte de passage enfin, est utile en porte-à-porte. Elle permet de faire savoir aux habitants que le candidat est passé dans son quartier et laisse la possibilité de le recontacter. Elle peut même servir de support à un formulaire de don et être utilisée aussi dans les réunions d’appartement.

Aller plus loin : diversifier ses supports de communication

Utilisés tout particulièrement par les partis politiques lors des différentes campagnes présidentielles, les goodies sont déclinables à volonté … ou plutôt à la hauteur des moyens financiers de chacun !

Compter une centaine d’euros pour un lot de 100 badges de bonne taille, de 2 à 5 euros pour un mug, une dizaine d’euros pour un coupe-vent personnalisés, etc.

A vous d’adapter votre goody à votre message et/ou à votre ville.

Pour vos réunions publiques ou , pensez aussi aux kakemonos : facilement transportables, ils se montent en quelques secondes et professionnalisent toutes les images de votre campagne.

Besoin d’aide à la conception de vos supports de campagne ? Voyez nos offres pour la campagne des municipales 2020 ou contactez-nous !

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Stratégie de campagne : utiliser les données électorales et sociologiques pour l’élaborer

Etape incontournable de préparation de votre stratégie de campagne, l’analyse des données chiffrées de votre électorat est un exercice de précision qui peut s’avérer long. Pourquoi ne pas profiter du calme de l’été pour vous y pencher ?

Obtenir les données sociologiques et électorales

Pour cibler le socle politique dont dispose chaque parti dans la commune, les données du ministère de l’Intérieur permettent de travailler à partir des bureaux de vote.

L’analyse du socle électoral de la commune permet de qualifier l’électorat de chaque bureau de vote (favorable, défavorable…). Cette analyse se fait à plusieurs niveaux : celui des résultats électoraux à l’échelle de la circonscription (pour caractériser l’électorat moyen et orienter en conséquence sa campagne), puis du bureau de vote ; et celui des données socio-démographiques.

Les données sociologiques à l’échelle de la commune s’obtiennent notamment à partir des données de l’INSEE. Elles permettent de connaître notamment l’âge, le sexe, la catégorie socio-professionnelle, les nouveaux arrivants, la part de locataires … qui permettent d’adapter le message politique.

Une échelle un peu plus précise est proposée sur le site géoportail du gouvernement. En fonctionnant à partir de l’IRIS ou bien à partir des données en damier, l’échelle se retrouve réduite et permet donc de développer l’analyse sur l’ensemble de la commune. 

Préparer les municipales 2020 : interpréter et utiliser les données

En analysant les résultats électoraux et les données socio-démographiques de la commune, il est possible :

  • d’orienter le programme vers un domaine politique plus favorable (l’écologie, le tourisme, etc.),
  • d’évaluer le report de voix au second tour ainsi que les conséquences (positives ou négatives) de l’abstention ou de la participation,
  • d’envisager des alliances et des fusions de liste,
  • de déterminer votre communication.

Il est donc nécessaire de procéder à cette analyse avant de former votre stratégie. Le bon timing : en même temps que vous réalisez le bilan du mandat ou au plus tard débutez la rédaction de votre programme .

Vous pouvez également donner à votre équipe une synthèse des principaux chiffres et résultats de votre analyse, qui les aidera à mieux aborder le terrain.

Envie d’en savoir plus sur nos méthodes d’analyse ? Contactez-nous !

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Guide du candidat et du mandataire : l’indispensable du candidat aux municipales

Compte de campagne, mandataire financier, expert-comptable, remboursement forfaitaire … Si ces mots ne vous sont pas encore familiers, on vous recommande pour lecture estivale le guide du candidat et du mandataire réédité récemment par la Commission nationale des comptes de campagne et qui détaille les obligations légales propres au financement d’une campagne électorale.

Quand et comment utiliser le guide du candidat et du mandataire ?

Principal objectif de ce guide : rappeler l’encadrement juridique propre au financement des campagnes électorales et notamment, des prochaines municipales.

En tant que candidat, directeur de campagne ou mandataire, votre priorité doit être d’anticiper ces obligations et de bien les assimiler en amont de l’élection : d’une part pour éviter de s’en soucier dans l’urgence et de faire une erreur avec parfois des conséquences lourdes (voir plus bas) et, d’autre part, pour pouvoir se consacrer à la campagne politique et uniquement à cette dernière.

Les obligations relatives au financement de la campagne des municipales

Procédures, gestion des recettes et des dépenses électorales, dépôt des comptes, … l’ensemble de la campagne est abordé dans ce guide.

Le premier objectif des règles du financement de campagne est de renforcer l’égalité des candidats par le biais d’un plafond de dépenses calculé en fonction du nombre d’habitants (voir notre simulateur pour une idée approximative). Dans la limite des 47.5 % de ce plafond et si le candidat rassemble au moins 5 % des suffrages exprimés (3 % pour l’Assemblée de Polynésie Française) alors un remboursement est possible lorsque la somme est avancée sur l’apport personnel du candidat.

L’obligation qui découle de ce remboursement tient en premier lieu à un respect de la transparence financière (recettes et dépenses sur un compte de campagne), mais aussi à une moralisation du financement : le don des personnes physiques est restreint quand celui des personnes morales, à l’exception des partis politiques, est interdit.

Les comptes de campagne sont contrôlés par la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques. Le non-respect des obligations juridiques peut entraîner une absence de remboursement des frais de campagne, voire une déclaration inéligibilité par le juge de l’élection.

Besoin d’aide ou de conseils pour le financement de votre campagne des municipales ? Contactez-nous !

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Municipales : les dates du scrutin sont connues !

Les 15 et 22 mars 2020, les conseils municipaux et communautaires sont appelés à être renouvelés. Quelles conséquences sur le calendrier des candidat(e)s ?

Un rappel pour commencer : la période de remboursement des dépenses de campagne s’ouvre au 1er septembre 2019, comme le début de l’interdiction des campagnes de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité (L 52-1 CGCT).

Les autres dates-clés à intégrer au calendrier de campagne pour mieux s’organiser ? Celles :

  • du dépôt des candidatures : le jeudi 27 février (troisième jeudi précédant le scrutin)
  • des dernières inscriptions sur les listes électorales : au plus tard, le vendredi 7 février 2020 (sixième vendredi précédent le scrutin)

Plus d’infos

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Bien tracter : nos conseils !

Si ce n’est clairement pas grâce au tractage que vous gagnerez des voix, il pourrait vous en faire perdre s’il était mal réalisé. Nos conseils pour optimiser l’efficacité de ce grand classique des campagnes.

  • Une conception efficace

Un tract n’est parcouru que quelques secondes avant d’être plié en deux et jeté au fond, au choix, d’un sac à main, d’une poche de veste, d’une corbeille ou pire, au sol ! Lorsque vous le concevez, il s’agit donc de mettre le plus en évidence possible votre message-clé, qui peut être en fonction du stade de votre campagne : faire connaitre la tête de liste, porter à la connaissance des habitants les points principaux de votre programme, etc.

Des photos, des schémas, des titres bien lisibles et des textes les plus courts et synthétiques possibles : c’est ce que vous devez viser lors de la conception de votre tract.

  • Un cadre légal à respecter

Ça va sans dire mais ça va mieux en le disant : on ne tracte pas n’importe où ! Par exemple, on ne tracte pas sur les parkings de supermarché, qui sont des lieux privés; ni dans les allées des marchés, pour ne pas gêner la circulation.

Pour ce qui est des gares ou stations de tramways, métro, il faut se reporter au règlement intérieur de la société de transport et il est toujours bon d’obtenir l’aval du chef de gare ou de station … ainsi que d’éviter de gêner le passage aux heures de pointe !

Quid de la distribution sur le pare-brise des véhicules ? Eh bien si cela n’est pas interdit, on ne le recommande pas car on trouve la méthode contre-productive ! En général, il gêne l’automobiliste qui le plus souvent ne prendra pas la peine de le jeter dans une corbeille. Résultat : un tract qui dérange, n’est pas lu et pollue !

  • Une distribution organisée

Une courte réunion s’impose avant tout tractage pour rappeler à votre équipe les horaires, lieu et objectif du tractage du jour ainsi que les consignes en cas de « débordement » (il s’agit évidemment d’appeler au calme, au risque que l’image de la liste en pâtisse).

Une bonne équipe de tractage doit être restreinte (3 ou 4 tracteurs dont 1 responsable, plus expérimenté), habillée aux couleurs de la liste, pourvue en tracts et munie si possible d’une table d’accueil (type table de camping) qui pourra être utile si des intéressés souhaitent poursuivre la discussion au-delà des quelques lignes du tract.

Besoin d’aide pour former votre équipe ? Envie de nous soumettre un cas concret ? Contactez-nous !

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