Nos formations pour bien débuter le mandat 2020-2026

Organisme de formation des élus locaux agréé par le ministère de l’Intérieur depuis 2015, Plebiscit s’appuie sur la connaissance des besoins des élus de ses consultants et son réseau de partenaires-formateurs sur la France métropolitaine et ultra-marine pour proposer des formations sur-mesure aux élus qui veulent démarrer leur mandat sous les meilleurs auspices !

Vous souhaitez rapidement satisfaire à l’obligation légale de l’article 2123-12 du CGCT en prévoyant la formation de votre équipe, trouver les financements pour concrétiser un projet annoncé pendant votre campagne, améliorer votre prise de parole en public, vous prémunir de tout faux-pas juridique ou encore revoir la politique d’achats publics de votre collectivité ?

Nous avons sélectionné parmi nos formations celles qui sont les plus demandées par les élus municipaux et intercommunaux et les avons réunies dans un catalogue spécialement conçu pour eux.

Vous trouverez ci-dessous la liste des thématiques et nous vous faisons parvenir un exemplaire du catalogue complet sur simple demande !

Mandat 2020-2026 : les formations à l’attention des élus municipaux et communautaires et de leurs collaborateurs

I – Appréhender les aspects juridiques et techniques du mandat

  • La responsabilité juridique de l’élu
  • Comprendre et maîtriser le budget d’une commune (ou d’une intercommunalité)
  • Les collectivités locales et le financement par le mécénat
  • Les pouvoirs de police du maire
  • Prévention et sécurité : assurer la tranquillité publique sur son territoire (voir aussi ici)
  • L’élu – employeur
  • Les bases de l’urbanisme
  • Les bases du fonctionnement des marchés publics
  • Décrypter une séance de conseil municipal
  • Les formalités administratives incombant au maire
  • Compétences et démarches du service d’état-civil
  • Les débits de boisson
  • Connaitre l’environnement institutionnel pour optimiser son action d’élu
  • Un mandat efficace en tant qu’élu(e) de l’opposition

II – Communiquer efficacement tout au long du mandat

  • La boîte à outils « communication » des élus et de la collectivité
  • Maîtriser votre prise de parole en public
  • L’élu(e) et la communication : des techniques simples pour faire face à toutes les situations
  • L’élu(e), la collectivité et les réseaux sociaux
  • Prévoir et gérer votre communication de crise
  • Réussir vos relations presse
  • Concrétiser et promouvoir votre projet grâce au lobbying institutionnel
  • Briefer votre agence de communication

III – Associer les citoyens à l’orientation politique et la prise de décision

  • Mettre en place un Conseil municipal des enfants/des jeunes/des sages
  • Améliorer vos services au profit des usagers grâce au design de services
  • Rendre votre commune plus accessible aux personnes en situation de handicap (voir aussi ici)
  • Associer les chefs d’entreprises au programme économique de votre territoire
  • Elus et gestion des données : faites de l’open data une opportunité 

IV – Nos autres formations

  • Des réunions plus efficaces grâce aux méthodes créatives
  • Gérer les situations conflictuelles au sein d’une équipe
  • Communication interpersonnelle et programmation neurolinguistique (PNL)
  • Initiation à la pratique de la carte mentale (mind-mapping)

Lire aussi : nos formations collectives du 1er semestre 2020

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Municipales : quelles règles à la veille du scrutin ?

Le 14 mars à minuit marque la fin de la campagne et augure l’ouverture des bureaux de vote. A l’approche du 1er tour des élections, plusieurs points particuliers doivent être connus afin d’organiser au mieux le bon déroulement des opérations électorales. On vous rappelle lesquels pour que vous puissiez envisager paisiblement cette échéance.

Interrogations, stress ou impatience caractérisent l’aube du premier tour. Il faut cependant garder la tête froide et éviter de prendre les mauvaises décisions qui pourraient affecter le travail de longue haleine abattu (voir aussi notre article de 2017 « Veille du scrutin : journée de tous les dangers »).

Les candidats disposent de divers moyens de communication dont l’usage est encadré tout au long de la campagne électorale et spécifiquement durant ses dernières heures. Ainsi, sont interdits sous peine de sanction pouvant aller jusqu’à l’inéligibilité :  

  • A partir de la veille du scrutin à 00h (dans la nuit de vendredi à samedi) il est formellement interdit de distribuer ou faire distribuer des bulletins, circulaires et tracts.
  • L’appel téléphonique d’électeurs afin d’orienter leur décision est condamnable.
  • Attention, à partir du mois de juin, les réunions publiques, incontournables de la campagne électorale seront également désormais à la veille du scrutin (voir notre article de septembre 2019 « Modifications du code électoral : à quoi s’attendre pour les municipales ?« ). Rien ne change pour ces élections municipales : il est toujours possible de tenir une réunion publique le samedi, mais sans toutefois distribuer de document.
  • Enfin, l’article 11 de la loi n° 77-808 du 19 juillet 1977 relative à la publication et à la diffusion de certains sondages d’opinion prévoit que la veille de chaque tour de scrutin ainsi que le jour de celui-ci, sont interdites, par quelque moyen que ce soit, la publication, la diffusion et le commentaire de tout sondage ayant un rapport avec l’élection.

Parfois, dans le feu de la campagne, des propos injurieux et critiques peuvent être tenus dans la presse. Le candidat qui s’estimerait diffamé peut alors exercer un droit de réponse. Vous ne pouvez exercer votre droit de réponse que dans l’édition ou les éditions dans laquelle a paru l’article. Alors qu’un délai de trois jours est prévu pour l’insertion d’une réponse par le directeur de la publication, ce délai est réduit à 24 heures en période électorale.

Besoin de conseils supplémentaires ? Contactez-nous !

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Le Super Tuesday

Le Super Tuesday est un incontournable des primaires aux Etats-Unis. Lors de cette grande journée électorale, 1357 délégués ont été désignés pour la Convention Nationale qui consacrera le candidat démocrate face à D. Trump.

Les candidats en lice étaient encore nombreux la semaine précédent ce vote crucial. Se trouvaient du coté modéré J. Biden, ancien vice-Président sous B. Obama, la sénatrice du Minnesota A. Klobuchar, le maire de South Bend, P. Buttigieg, le philanthrope T. Steyer, ainsi que la candidate représentante d’Hawaï T. Gabbard (dont les résultats sont négligeables). À ce panel de candidats s’ajoute l’ancien maire de New-York, le multimilliardaire M. Bloomberg. L’ensemble de ces candidats soutient une inflexion relative des politiques états-uniennes, dans la continuité de celles menées par B. Obama.

Le principal argument de ces candidats ? La nécessité de défaire D. Trump lors des élections générales de novembre.

De l’autre coté de la fracture idéologique prégnante au sein du parti démocrate se trouvent les radicaux E. Warren, sénatrice du Massachusetts et B. Sanders, sénateur du Vermont et déjà candidat aux primaires de 2016 face à H. Clinton. Ces derniers promeuvent une transformation radicale de la politique américaine en usant des prérogatives de l’État pour surseoir aux droits élémentaires de la population comme l’accès à la santé et à l’éducation, mais aussi la dépénalisation du cannabis, l’effacement de la dette étudiante … Leurs détracteurs leur reprochent de ne pas avoir de financement fiable pour mener ces politiques.  

Contexte : des ralliements inattendus de dernière minute

Le contexte précédent le Super Tuesday est plutôt favorable à B. Sanders qui remporte le New Hampshire et le Nevada autant en nombre de voix qu’en nombre délégués, malgré l’énorme cafouillage lors de l’obtention des résultats du Caucus de l’Iowa, première étape des primaires. Il est par ailleurs au coude-à-coude avec P. Buttigieg dans l’Iowa mais largement distancé par J. Biden en Caroline du Sud, dernière étape avant le Super Tuesday.

Les premiers résultats permettent de scinder l’électorat selon leurs caractéristiques sociologiques et leur vote vers un candidat modéré ou un candidat radical. Les jeunes, les latino-américains ainsi que les indépendants votent en majorité pour B. Sanders tandis que les démocrates plus âgés, plus riches, ainsi que les électeurs africain-américains votent en plus grande majorité pour les modérés.

C’est à l’issue de la primaire de Caroline du Sud que Tom Steyer abandonne la course, le 29 février, après des scores décevants. P. Buttigieg et A. Klobuchar qui ne parviennent pas à s’imposer en Caroline du Sud, État avec une forte population africaine-américaine et déterminant pour les élections générales, abandonnent leur campagne respective. A. Klobuchar rallie immédiatement J. Biden tandis que P. Buttigieg prendra cette décision quelques jours après.

Résultats : Joe Biden – le champion de la gauche centriste

La campagne s’éclaircit alors avec J. Biden, T, Gabbard et M. Bloomberg d’un coté et B. Sanders ainsi que E. Warren de l’autre.

Dans la continuité de sa victoire en Caroline du Sud, J. Biden l’emporte dans les États du Sud comme l’Alabama, l’Arkansas, l’Oklahoma et le Tennessee mais aussi dans d’autres États où la population est plus aisée comme la Virginie. Le ralliement de la sénatrice du Minnesota lui permet de prendre l’État du Nord du pays.

La surprise provient de deux États : le Massachussetts, d’où est élue la sénatrice E. Warren qui est sèchement battue et arrive derrière J. Biden et B. Sanders malgré un électorat favorable aux radicaux. Les supporters de B. Sanders ne manqueront alors pas d’appeler au retrait de la sénatrice et de critiquer les conséquences du maintien de sa candidature. Un grand État, pourvoyeur de 228 délégués sur les 3 979 sur l’ensemble des primaires, est remporté de justesse par J. Biden, bien que B. Sanders était donné gagnant.

Ce dernier remporte tout de même la Californie, plus grand pourvoyeur de délégués, ainsi que le Colorado, l’Utah et le Vermont, lui permettant de rester largement en course, avec 80 délégués de retard sur son concurrent J. Biden.

La fracture idéologique du parti et la décomposition du vote selon les caractéristiques sociologiques de la population se confirme à l’issue du Super Tuesday, annonçant une campagne haletante et longue pour les deux septuagénaires. L’objectif est de s’opposer en permettant tout de même un rassemblement ultérieur face à D. Trump.

Quels enseignements tirer ?

Dans l’optique des élections municipales en France, un enseignement majeur est à tirer : la dynamique l’emporte sur l’arithmétique.

Bien que très présent sur le terrain, donné gagnant dans plusieurs États, une adhésion de l’électorat démocrate aux idées défendues, le sénateur B. Sanders s’est fait reprendre par le candidat J. Biden, qui enchaine les approximations et erreurs de communication comme de fond. Son passé ne joue pas en sa faveur puisqu’il a voté pour la guerre en Irak, contre le mariage gay et a entretenu une politique ségrégationniste. Son comportement envers les femmes est également pointé du doigt. À tout cela s’ajoute le fait que J. Biden n’a pas fait campagne dans tous les États remportés.

Et pourtant, il est parvenu à écrire l’histoire de sa campagne, celle d’un perdant qui revient en force. Il est par ailleurs largement perçu comme le candidat le plus rassembleur, capable de prendre des voix aux Républicains modérés (la même analyse était faite avec H. Clinton).

Cette dynamique de campagne se retrouve en partie lors des élections municipales lors de l’entre deux tours. Avec une seule semaine de battement, une dynamique est difficile à inverser même avec une campagne très bien organisée. Il est donc primordial d’éviter au maximum une dispersion des listes afin d’arriver en tête lors du premier tour et de s’imposer lors du second.

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La procuration, c’est maintenant !

S’il est théoriquement possible de donner procuration jusqu’au jour du scrutin, il vaut mieux s’assurer que la demande aura le temps d’être transmise jusqu’au bureau de vote : alors, les procurations pour les élections municipales, c’est maintenant !

Pourquoi ?

Evidemment, pour pouvoir voter si l’on est absent(e) ou que l’on ne peut pas se déplacer le 15 ou le 22 mars.

Mais du côté des candidats, c’est aussi une bonne occasion de s’assurer de quelques voix supplémentaires.

Nous recommandons ainsi aux équipes que nous accompagnons de se constituer un vivier de mandataires (c’est-à-dire de personnes à qui l’on donne procuration) dès le début de la campagne ; puis de proposer, lors des porte-à-porte notamment, ce service aux citoyens qui ne pourraient aller voter.

Comment ?

En téléchargeant le formulaire sur le site Service-Public.fr puis en vous présentant en personne, avec une pièce d’identité, au commissariat de police, à la gendarmerie, ou au tribunal de votre domicile ou de votre lieu de travail. Si, pour raison de santé, vous ne pouvez vous déplacer, vous pouvez contacter le commissariat ou la gendarmerie qui dépêcheront un officier à votre domicile.

Le mandant (celui qui établit procuration à l’attention du mandataire) doit ensuite informer le mandataire qu’il lui a donné procuration. Ce dernier votera ensuite dans le bureau de vote du mandant, en présentant sa propre pièce d’identité.

Plus d’infos en vidéo avec « Dis, c’est quoi une procuration » réalisé par France3.

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Message personnel à nos candidat(e)s aux municipales

De la part :

des consultants, graphistes, web et motion designers, développeurs de l’agence Plebiscit, leurs formateurs externes et des conseillers Previoo,

A l’attention :

des têtes de listes, colistiers, collaborateurs, militants, sympathisants et petites mains de la campagne,

Chères toutes,
Chers tous,

Alors que la campagne entre dans sa période officielle, nous prenons quelques minutes pour vous écrire qu’on vous aime (oui) et qu’on espère fêter avec vous votre victoire le 15 ou au plus tard le 22 mars.

On vous aime, même si parfois, vous nous détestez :

  • quand on n’utilise pas les photos que vous nous avez envoyées alors que l’on vous a prévenu(e) qu’elles n’étaient pas libres de droit (variante : qu’elles étaient de qualité insuffisante pour l’impression) ;  
  • qu’on n’est pas assez rapides pour vous envoyer un BAT (alors que cela fait 3 jours qu’on vous presse pour que vous puissiez donner votre document à l’imprimeur en temps utile) ;
  • ou enfin, quand on ne vous répond pas « le week-end » alors qu’on vous a prévenu(e)s que ce dimanche-là ce sont les 90 ans de Maminette et qu’on ne sera pas dispo entre 11h30 et 14h30 (heure à laquelle vous nous appelez).

On vous aime, même si parfois, on vous déteste :

  • quand vous nous sollicitez pour un conseil que vous ne suivez pas et que vous revenez vers nous pour que l’on vous aide à rattraper la situation ;
  • quand on travaille ensemble à un déroulé de réunion publique « aux petits oignons » et que vous partez soudainement dans un discours-fleuve à la Castro ;
  • quand vous avez validé un chemin de fer pour votre programme, que nous y travaillons depuis 15 jours et qu’à H-3 heures du BAT vous nous envoyez celui d’un concurrent en nous disant « voilà ce que nous voulons » ;
  • quand on vous demande « et vous en êtes où de votre porte-à-porte ? » et que vous nous répondez … que vous n’avez toujours pas commencé ;
  • quand on vous a prévenu(e)s que le off n’existe pas, que tellement heureux(se) de votre intervention, vous lâchez une bombe au journaliste en partant et qu’évidemment, c’est cette bombe qui fait les gros titres le lendemain (à nous de jouer pour rattraper cette horreur !).

Mais on vous aime, et même très fort en fait,

  • quand, après vous avoir formé(e) vous et/ou votre équipe il y a 2 ans, 10 mois ou quelques semaines, vous continuez de partager votre campagne avec nous en nous envoyant des photos et des vidéos (c’est exactement cela qui a motivé ce message) ;
  • quand après des heures de boulot et de tergiversations, vous nous donnez enfin votre BAT en mode pom-pom girl (« donnez-moi un B ! donnez-moi un A ! donnez-moi un T ! BAT ! ») ;
  • quand un(e) autre candidat(e) aux municipales ou aux départementales (eh oui, ça commence !) nous appelle de votre part, parce que vous l’avez convaincu(e) qu’on était les meilleurs ;
  • quand vous pensez déjà à ce qu’on fera ensemble pendant votre futur mandat… chabadabada.

Une campagne, c’est usant, ça met les corps à rude épreuve et ça échauffe les esprits.

On le sait, on les a toutes faites depuis 2013, année de notre création. Cette année, nous en gérons près de 80, des plus petites villes (750 habitants) aux plus grandes (230 000 habitants) et on est super fier(e)s du chemin qu’on fait à vos côtés depuis 2013.

Une campagne, c’est surtout des liens très forts parce qu’on partage tous le même objectif, gagner, qu’on est tous soumis à la même pression, aux mêmes délais. Plein de beaux moments, de belles rencontres, de leçons apprises sur le terrain, the hard way comme on dit outre-Atlantique.

Alors on vous souhaite :

  • bon courage, à fond dans la dernière ligne droite !
  • bonne chance, car il en faut, aussi, en plus de tout le travail que vous avez déjà accompli (une de nos leçons de 2017…)
  • bon vent, car Rochelais nous sommes et Rochelais nous restons, qu’il vous porte droit vers la victoire dès le 1er tour !

Et surtout, souvenez-vous : on vous aime !!

L’équipe de Plebiscit

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L’affichage électoral en 3 points

C’est parti pour l’affichage officiel des élections municipales ! Tout ce que vous devez savoir pour coller dans les règles et avec un maximum d’efficacité.

Il existe 3 types d’affichage et 2 que vous pouvez utiliser pendant la campagne :

  • L’affichage officiel, sur les panneaux de la ville, quelques jours avant l’élection, régi par l’article L. 51 du code électoral. Pour les candidats dans les communes de plus de 1000 habitants, les dépenses d’impression et de collage des affiches sont remboursées à hauteur de 2 affiches A1 et 2 affiches A3 par panneau électoral aux candidats ayant recueilli plus de 5% des suffrages (article L. 242 du code électoral).
     
  • L’affichage libre, à partir de 6 mois avant l’élection, dont vous pouvez trouver la liste des panneaux en mairie et parfois, pour les municipalités qui ont fait le choix de l’open data, sur internet ;

  • L’affichage sauvage, enfin absolument proscrit, lourdement sanctionné et souvent contre-productif.
    Il est ainsi interdit d’afficher sur les façades, les véhicules, les voie publiques ou le mobilier urbain. Le code de l’environnement prévoit quant à lui des sanctions spécifiques pour l’affichage dans les sites naturels.

    Y contrevenir, c’est risquer une amende administrative de 1500€ au bénéfice de la commune (art. L. 581-26 du Code de l’environnement), une lourde amende au pénal (jusqu’à 30 000€ et deux ans d’emprisonnement pour « destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui » – art. 322-1 al. 1 du Code pénal).

Rappelez vous que sur les panneaux officiels, vous pouvez à la fois coller une affiche A1 et une affiche A3 ce qui vous permet d’annoncer vos réunions publiques et rappeler l’adresse de votre site internet.

Vous êtes prêt(e) à coller ? Alors à vos rouleaux !

(plus d’infos sur les documents de propagande officielle en cliquant ici)

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Shadow : l’appli qui secoue la primaire démocrate

En 2020, et pour la première fois dans l’histoire des primaires démocrates, les résultats des caucus sont transmis par voie électronique au détriment de l’utilisation du téléphone. Ce changement, mal anticipé et caractérisé par de nombreux problèmes, a conduit à la débâcle du caucus de l’Iowa.

Dans le cas des primaires démocrates, plusieurs chiffres sont publiés : le vote initial que chaque candidat avait obtenu ; le score des candidats à l’issue du « Second Round » ; le nombre de délégués finaux désignés par candidat. Le tout contribuant à brouiller en partie la lecture des résultats et source potentielle de tensions. 

Le déroulement des caucus de l’Iowa

La plupart des primaires démocrates se déroulent précisément sous forme de primaires à l’échelle des États. Pour autant, certains d’entre eux ont conservé le mode de désignation des délégués pour la Convention Nationale sous forme de caucus, bien que sa forme soit contestée.

L’Iowa, tout comme le Nevada, le Colorado, le Minnesota, les Samoa, le Dakota du Nord, les Iles Mariannes, l’Alaska, Hawaï, le Wyoming, le Wisconsin, Guam, et les Iles Vierges, a conservé cette forme de désignation des délégués.

Un changement majeur : l’utilisation de l’application Shadow

Le parti démocrate avait opté pour une solution électronique, estimant que l’envoi des résultats par téléphone était trop peu fiable.

Pourtant, il semblerait que Shadow, l’application choisie pour le remplacer est largement critiquable : le téléchargement et l’installation de l’application, le manque de fonctionnement des codes de sécurité, l’impossibilité de transférer l’intégralité des résultats.

Lorsque l’état-major du parti a voulu revenir à l’utilisation du téléphone, les lignes étaient saturées notamment du fait d’un acte de malveillance à l’initiative de forums de l’alt-right américaine. 

Bien que les problèmes techniques n’aient pas été détaillés, il est désormais connu que l’entreprise n’a eu que deux mois pour créer l’application sans possibilité de tests en amont des élections. L’agence de sécurité informatique du département de l’Intérieur n’a pas pu contrôler les mesures de sécurité de l’application.

Aux problèmes techniques s’ajoutent les problèmes des utilisateurs : parfois âgés ou en zone rurale, ils n’ont pas tous la capacité à utiliser l’application.

De fait, les organisateurs du caucus du Nevada ont annoncé avoir renoncé à utiliser cette application le 22 février.

Quels effets pour quelle durée ?

Les effets sont multiples sur la campagne et pour autant peu quantifiables sur l’impact en termes de participation à venir pour les primaires dans les autres États et dans la confiance envers le Parti Démocrate.

Plusieurs voix s’étaient faites entendre en 2016 lors de la victoire de H. Clinton déjà face à B. Sanders notamment grâce aux voix des grands électeurs, ces caciques du parti démocrate qui n’ont à présent plus ce droit, pour contester la volonté réelle ou supposée du Parti pour empêcher une victoire de la gauche radicale. Le fait que des anciens responsables de la campagne de H. Clinton et de celle de P. Buttigieg soient responsables de l’application Shadow, censée comptabiliser les résultats et source de disfonctionnement, amplifie le climat de méfiance.

Loin de pallier à ces doutes, le déroulement du caucus de l’Iowa les renforce en partie puisque, une semaine après le vote, les résultats ne sont toujours pas connus que plusieurs membres des équipes des candidats les contestent.

En parallèle, l’acquittement de Donald Trump lors de son procès en impeachment et la hausse de sa côte de popularité à 49 % confirme la difficulté des démocrates à venir. Comme l’affirme une partie des républicains, le seul gagnant des primaires démocrates c’est celui qui n’y participe pas : Donald Trump.

Voir aussi : les primaires démocrates, comment ça marche ?

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Les primaires démocrates : comment ça marche ?

Les primaires démocrates de 2020 ont débuté le 3 février et se termineront le 6 juin 2020. La convention nationale, qui désignera le ou la candidate du Parti démocrate pour les élections générales de novembre se déroulera entre le 13 et le 16 juillet 2020 à Milwaukee, dans le Wisconsin.

Le processus des primaires s’échelonne donc au fur et à mesure de l’année et correspond à autant d’élections qu’il y a d’États. Chaque État envoie un certain nombre de délégués à la Convention Nationale selon sa population et l’importance de l’État pour le Parti. Chez les démocrates, chaque candidat obtient un nombre de délégués proportionnel au score obtenu dans chaque État. Le parti républicain a parfois un envoi de délégué selon l’adage « the winner takes it all » : le candidat arrivé en tête remporte tous les délégués de l’État.

Ainsi, les démocrates favorisent les états qui votent « bleu » (couleur traditionnellement liée à ce parti) aux élections générales, comme la Californie ou New York, en leur accordant une plus grande importance en termes de nombre de délégués lors des primaires.

Les républicains adoptent la même stratégie en renforçant le poids du Texas par exemple.

Les différentes primaires

Les primaires s’appuient sur les votes des électeurs qui désignent directement le candidat qu’ils soutiennent. Des délégués sont ensuite désignés à la proportionnelle à partir de ce vote pour la Convention Nationale. Les primaires peuvent être ouvertes, fermées, semi-fermées ou semi-ouvertes.

  • La primaire ouverte permet à l’ensemble des électeurs quelque soit leur parti de venir voter à la primaire.
  • La primaire semi-ouverte est elle aussi ouverte à tous les électeurs mais ces derniers doivent choisir un bulletin de vote (en public ou en privé) affilié à un parti. L’électeur peut donc voter aux primaires démocrates et républicaines mais sa préférence partisane sera enregistrée uniquement pour les primaires.
  • La primaire semi-fermée permet aux membres du parti en question d’aller voter ainsi que les indépendants. Pour autant, ces derniers, lors du vote, doivent adhérer à un parti au moment de leur vote (de fait de manière publique).
  • La primaire fermée n’est ouverte qu’aux adhérents du parti qui organise la primaire.

Les différents caucus

Le caucus n’est pas un vote au sens strict du terme. Les militants des primaires se regroupent dans des endroits définis et forment des groupes selon les candidats qu’ils soutiennent. Il s’agit du « First Round ».

Par ailleurs, cette année et pour la première fois, des « caucus satellites » sont mis en place : il s’agit des caucus effectués en amont afin de permettre aux absents le soir du caucus en question de pouvoir quand même participer. 

Le « Second Round » est l’élimination des candidats qui ne regroupent pas au moins 15 % de ces « électeurs ». Ils peuvent alors se reporter vers des candidats encore en lice. Les militants désignent leurs représentants au niveau du comté selon le candidat qu’ils soutiennent. Ces représentants élisent ensuite des représentants au niveau de l’État qui envoient ensuite d’autres délégués à la Convention Nationale. Il s’agit donc d’un vote en pyramide avec trois étapes (en plus de la dernière qui consacre le candidat pour les élections générales).

Les caucus ressemblent aux primaires en ce que certains sont ouverts, fermés, semi-ouverts ou semi-fermés.

Ce mode d’élection est critiqué notamment pour son manque de représentativité et donc de démocratie : les représentants des comtés, avec la règle des 15 % agissent parfois de manière indépendante et donc au détriment du vote des militants. Les corrélations partisanes (les candidats de gauche radicale se reportent les uns vers les autres ; tout comme les modérés entre eux) sont parfois annihilées au profit de préférences personnelles.

Le calendrier des primaires

Date État Élection Nombre de délégués
3 février Iowa Caucus semi-ouverts 41
11 février New Hampshire Primaire semi-fermée 24
22 février Nevada Caucus fermés 36
29 février Caroline du Sud Primaire ouverte 54
3 mars Alabama Primaire ouverte 52
Arkansas Primaire ouverte 31
Californie Primaire semi-ouverte 415
Caroline du Nord Primaire semi-ouverte 110
Colorado Caucus fermés 67
Maine Primaire fermée 24
Massachusetts Primaire semi-fermée 91
Minnesota Caucus ouverts 75
Oklahoma Primaire semi-fermée 37
Samoa américaines Caucus fermés 6
Tennessee Primaire ouverte 64
Texas Primaire ouverte 228
Utah Primaire ouverte 29
Vermont Primaire ouverte 16
Virginie Primaire ouverte 99
10 mars Dakota du Nord Caucus 14
Étranger Primaire fermée 13
Idaho Primaire ouverte 20
Michigan Primaire ouverte 125
Mississippi Primaire ouverte 36
Missouri Primaire ouverte 68
Washington Primaire ouverte 89
14 mars Iles Mariannes Caucus fermé 6
17 mars Arizona Primaire fermée 67
Floride Primaire fermée 219
Illinois Primaire ouverte 155
Ohio Primaire semi-ouverte 136
24 mars Géorgie Primaire ouverte 105
29 mars Porto Rico Primaire ouverte 51
4 avril Alaska Caucus fermés 15
Hawaï Caucus semi-fermés 24
Louisiane Primaire fermée 54
Wyoming Caucus fermés 14
7 avril Wisconsin Caucus fermés 84
28 avril Connecticut Primaire fermée 60
Delaware Primaire fermée 21
Maryland Primaire fermée 96
New York Primaire fermée 274
Pennsylvanie Primaire fermée 186
Rhode Island Primaire semi-fermée 26
2 mai Guam Caucus fermés 7
Kansas Primaire fermée 39
5 mai Indiana Primaire ouverte 82
12 mai Nebraska Primaire semi-fermée 29
Virginie occidentale Primaire semi-fermée 28
19 mai Kentucky Primaire fermée 54
Oregon Primaire fermée 61
2 juin Dakota du Sud Primaire semi-ouverte 16
Montana Primaire ouverte 19
New Jersey Primaire fermée 126
Nouveau Mexique Primaire fermée 34
Washington DC Primaire fermée 20
6 juin Iles Vierges Caucus fermés 7


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Elections américaines : on vous dit tout !

Pour ceux qui nous connaissent, ce n’est pas un scoop : Plebiscit est née au pays de l’Oncle Sam.

Alors bien sûr, on garde un œil attentif sur l’agitation qui gagne le pays au fur et à mesure que se rapproche la date fatidique du 3 novembre 2020.

Retrouvez chaque vendredi (ou presque 😉 ) un nouveau billet sur notre blog qui fait le point sur le scrutin qui élira le nouveau « leader du monde libre » !

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Municipales : le dépôt de candidature pas-à-pas

Candidates, candidats, vous avez jusqu’au 27 février au plus tard pour déposer vos candidatures en préfecture. Plus qu’une formalité, c’est une étape cruciale qu’il vous faut anticiper. On vous guide pas-à-pas dans cette démarche !

EN VUE DU PREMIER TOUR

Pour les communes de moins de 1000 habitants, il vous faudra compléter :

à laquelle il vous faudra joindre :

  • Une copie de votre carte d’identité ou passeport. Une pièce d’identité périmée est valable, si et seulement si vous êtes bien inscrit sur les listes électorales.
  • Une attestation d’inscription sur les listes électorales que l’on peut maintenant directement les télécharger en ligne, ou la copie de la décision de justice prouvant l’inscription

Pour les communes de plus de 1000 habitants :

POUR LE SECOND TOUR

Il faudra déposer à partir du lundi 16 mars 2020 et jusqu’au mardi 17 mars 2020 à 18 heures.

Pour les communes de moins de 1 000 habitants :

Pas de dépôt pour les candidats au premier tour qui, s’ils n’ont pas été élus, sont automatiquement candidats au second tour.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants

Deux hypothèses :

– Liste est identique à celle du premier tour : déposer, de nouveau, un formulaire de déclaration de candidature de la liste par le candidat tête de liste (ou son mandataire désigné lors du premier tour) ainsi que les listes des candidats aux conseils municipal et communautaire. Il n’est pas nécessaire de déposer les déclarations individuelles.

– Fusion de listes : doivent de nouveau être déposées la déclaration de la liste et ses annexes ainsi que les déclarations individuelles de candidatures signées de chaque candidat de la nouvelle liste. Pas besoin toutefois de la déclaration du mandataire, ni des CNI ni des attestations d’inscription sur les listes électorales.

Vous avez besoin d’aide pour être guidé pour un cas particulier (conseiller forain, candidat dans l’entre-deux-tours dans les communes de moins de 1 000 habitants, etc.) ? Contactez nous !

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